France télécom écrit un autre chapitre

delphine Bancaud

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Didier Lombard ( à dr.) avait déjà cédé les rênes opérationnelles de France Télécom l'an dernier à Stéphane Richard (à g.).
Didier Lombard ( à dr.) avait déjà cédé les rênes opérationnelles de France Télécom l'an dernier à Stéphane Richard (à g.). — B. TESSIER / REUTERS

Une page se tourne à France Télécom. Aujourd'hui, Didier Lombard remettra son mandat de président au conseil d'administration du groupe. Fragilisé par la série de suicides qui a frappé France Télécom ces dernières années, il avait déjà cédé les rênes opérationnelles du groupe le 1er mars 2010 à l'actuel directeur général, Stéphane Richard. Pour Laurent Riche, délégué syndical central CFDT, « ce départ symbolise une rupture avec un passé peu glorieux du groupe ». Une opinion partagée par les autres leaders syndicaux, qui veulent désormais regarder vers l'avenir. Car même si des suicides de salariés sont encore à déplorer ces derniers mois, le climat semble malgré tout s'améliorer peu à peu.
« Il y a encore beaucoup d'antidépresseurs chez France Télécom, mais la pression du management s'est relâchée », constate ainsi Christian Mathorel, délégué syndical central CGT. Des avancées soulignées aussi par d'autres syndicats, notamment depuis l'annonce cet été du « nouveau contrat social », un plan d'action ambitieux pour améliorer le climat. « En parallèle, des négociations ont été ouvertes sur tous les sujets », souligne Pierre Morville, délégué central CFE-CGC/Unsa. Reste que tous ces chantiers prennent du temps. « Les décisions ont encore du mal à se concrétiser sur le terrain », constate ainsi Christian Mathorel. « Par ailleurs, les 10 000 recrutements annoncés en trois ans ne parviendront pas à compenser le nombre de départs en retraite sur la même période », insiste-t-il. De son côté, Laurent Riche estime qu'il « faut plancher sur l'organisation du travail dans certaines entités ». Encore du pain sur la planche pour Stéphane Richard.