Tourisme: Egypte, Tunisie, tout faire pour que les Français reviennent

VOYAGES Les tour-opérateurs et agences de voyage multiplient les offres pour attirer les touristes...

Anne-Laëtitia Béraud

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L'activité économique est nulle au temple égyptien de Louxor, après les révoltes du pays qui ont fait fuir les touristes, le 10 février 2011.
L'activité économique est nulle au temple égyptien de Louxor, après les révoltes du pays qui ont fait fuir les touristes, le 10 février 2011. — AFP PHOTO/DAPHNE BENOIT

«Quasi retour à la normale dans la plupart des régions» en Egypte; une «situation sécuritaire qui s’améliore en Tunisie»: deux petites phrases du ministère des Affaires des étrangères qui réjouissent les professionnels français du tourisme. En effet, leurs chiffres d’affaire ont été plombés avec les révolutions qui ont enflammé les deux pays. Pour ramener les touristes vers les plages dorées de la Mer Rouge et les temples des pharaons, plusieurs entreprises ont débuté des campagnes de promotion.

Promotion en vue

Le voyagiste Thomas Cook a lancé une opération promotionnelle d’envergure en Tunisie, «avec une prise en charge gratuite du voyage de la deuxième personne (vol + séjour) sur 7 hôtels et clubs des marques Thomas Cook, Jet tours et Aquatour». Valable pour tout voyage acheté entre le 15 février et le 7 mars, le nom de l’opération est limpide : «1 voyage acheté = 1 gratuit». L’opération est quasi-identique du côté de Marmara, sur ses hôtels Club Marmara Narjess et Tropicana, à Djerba et Monastir.

Pas de braderie

«Des promotions, oui, une braderie, non !», s’exclame Philippe Laloue, secrétaire général adjoint du syndicat national des agences de voyages (Snav). «Brader ces destinations équivaudrait à penser qu’elles ne sont pas de bonne qualité. Ce qui est faux. Ces opérations de promotion auront donc une fin.» A terme, une tarification normale est donc prévue. «Ce sera l’affaire de semaines ou de mois, car pour le moment, on n’en sait rien. Le plus vite sera évidemment le mieux», continue Philippe Laloue.

Charte adoptée

Multipliant les moyens, les acteurs du tourisme recherchent donc une relance rapide de leur secteur. Ils se sont d’ailleurs réunis à Paris le 9 février dernier pour la Tunisie. Plus de 250 professionnels étaient rassemblés à l’Institut du Monde arabe, en compagnie du nouvel ambassadeur français dans ce pays, Boris Boillon, et le comédien Michel Boujenah, en faveur de la reprise rapide du tourisme tunisien. Ils ont adopté, cette même soirée, une  charte intitulée les «Engagements du Jasmin». Le but: offrir un «meilleur» tourisme. Après les révolutions, la priorité est donc le retour des touristes.