Joggeuse disparue: Les recherches s'orientent vers la Garonne

FAIT DIVERS La gendarmerie veut «mettre un grand coup» pour retrouver Patricia Bouchon...

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Patricia Bouchon, la joggeuse de  49 ans qui a disparu lundi 14 février 2011 au niveau de  la commune de Bouloc (Haute-Garonne), 0 30km environ au nord de  Toulouse.
Patricia Bouchon, la joggeuse de 49 ans qui a disparu lundi 14 février 2011 au niveau de la commune de Bouloc (Haute-Garonne), 0 30km environ au nord de Toulouse. — GENDARMERIE NATIONALE/SIPA

Quatre jours après sa disparition, Patricia Bouchon reste introuvable. Les recherches, toujours vaines, pour retrouver cette joggeuse de 49 ans, probablement victime d'un acte criminel à Bouloc (Haute-Garonne) vont s'orienter ce vendredi vers la Garonne et le canal latéral avec de nouveaux moyens, a indiqué la gendarmerie.

«Nous avons renforcé en moyens», avec deux hélicoptères, deux bateaux et des plongeurs pour «mettre un grand coup aujourd'hui», a indiqué un responsable de la gendarmerie en précisant que les recherches allaient s'étendre à la Garonne et au canal latéral, distants de moins de dix kilomètres du lieu du drame. Ces recherches, menées désormais par quelque 300 gendarmes dans un large périmètre autour de Bouloc, se sont poursuivies dans la nuit de jeudi à vendredi, mais sans résultat. Des plongeurs de la gendarmerie ont déjà sondé systématiquement tous les points d'eau autour du village.

La piste criminelle privilégiée

Patricia Bouchon, une mère de famille de 49 ans, secrétaire dans un cabinet d'avocats, n'a plus donné de nouvelles depuis lundi vers 4h30. Ce matin-là, comme tous les autres jours, cette femme sportive d'un mètre 60 et 50 kilos a quitté la maison familiale un peu en dehors de Bouloc, au nord de Toulouse, pour aller courir sur les routes départementales en rase campagne alors qu'il faisait encore nuit. Vers 5h30, ne la voyant pas revenir, son mari a prévenu les gendarmes.

L'hypothèse criminelle est désormais privilégiée, après la découverte dans un chemin à plusieurs centaines de mètres de son domicile de traces de sang dont certaines mêlées de cheveux, qui se sont révélées comme étant «de Mme Bouchon», selon le procureur de Toulouse Michel Valet.

Patricia Bouchon a perdu beaucoup de sang à en croire la profondeur à laquelle le sang a pénétré le sol, a-t-il précisé.