Loire-Atlantique: Le procès de l'homme qui a découpé sa compagne à la scie ouvre lundi

FAITS-DIVERS Son avocat veut montrer qu'il n'est pas un « monstre»...

Guillaume Frouin, à Nantes

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Sordide coïncidence. Alors que la découverte du corps mutilé de Laëtitia est dans tous les esprits, une autre macabre affaire va occuper cette semaine la cour d’assises de Loire-Atlantique. Alain Faury-Santerre, 51 ans, y est jugé à partir de lundi pour le «meurtre aggravé» de sa compagne en juin 2008.

Après une dispute mortelle sur fond d’alcool, il avait découpé le cadavre de Françoise Gallen à la scie égoïne, avant de l’entreposer dans deux valises. Celles-ci avaient été jetées dans la Sèvre nantaise et l’Erdre, avant d’être retrouvées par des passants.

«Pas un monstre sanguinaire»

Au final, Alain Faury-Santerre avait cohabité cinq jours dans l’appartement de sa victime, sur l’île de Nantes, avec le cadavre. Il y avait disposé des bougies parfumées pour recouvrir l’odeur du macchabée, mais aussi pour lui brûler les doigts et masquer ses empreintes digitales.

«La particularité de ce dossier, c’est qu’on voit que les monstres ressemblent à vous et moi», relève Jean-Edouard Robiou du Pont, avocat de Laura Gallen, la fille de la victime. «L’accusé se présente comme un Monsieur Tout-le-Monde, ce qui est d’autant plus inquiétant.»

Alain Faury-Santerre «n’explique toujours pas son geste». «Ça lui fait horreur lui-même», assure son avocat, Patrick Le Tertre. «Il dit avoir été dans un état second, presque irrationnel.» Son client –qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité– compte donc «faire preuve d’une totale transparence» au cours du procès. «Il veut montrer qu’il n’est pas le monstre sanguinaire présenté dans les médias», explique l’avocat.