Sécurité routière: D'ici à 2012, il y aura 1.000 radars de plus

TRANSPORTS Pour réduite le nombre de morts sur les routes...

Delphine Bancaud

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Un radar automatique au bord d'une route en France.
Un radar automatique au bord d'une route en France. — SIPA

Réagir vite après les mauvais chiffres de la mortalité sur les routes de janvier. En déplacement jeudiaprès-midi au péage de Saint-Arnoult (Yvelines), le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé un plan de lutte contre l’insécurité routière, axé principalement sur la répression. Mesure phare: 1.000 nouveaux radars seront installés d’ici à 2012, dont certains des modèles les plus sophistiqués. Ainsi, «dès 2011, 100 radars tronçons (contrôlant la vitesse moyenne sur plusieurs kilomètres) seront déployés ainsi que 90 radars discriminants (distinguant poids lourds et véhicules légers) et les premiers radars de passage à niveau», a détaillé Brice Hortefeux. Les policiers et les gendarmes seront aussi dotés de 1800 nouveaux éthylomètres embarqués et utiliseront aussi plus souvent des véhicules banalisés pour effectuer des contrôles incognito. Les procès verbaux électroniques seront aussi généralisés dans les prochaines années. Le ministre souhaite aussi diagnostiquer les lieux les plus dangereux afin de « mieux cibler les actions».

Renforcer la formation

Autre volet de ce plan : la formation des conducteurs de tous âges. Un module de sécurité routière sera ainsi mis en place au lycée dès la rentrée 2011, la formation des conducteurs de motocyclettes légères passera de 3 à 7  heures et des formations complémentaires pour les personnes âgées seront bientôt mises en place «en liaison avec les assureurs», a précisé le ministre.

Eteindre la polémique

Le ministre en a également profité pour revenir sur la polémique opposant le gouvernement aux associations de sécurité routière. Ces dernières ont accusé hier, l’assouplissement du permis à points (qui sera mis en œuvre dans le cadre de la Loppsi 2) d’être à l’origine de l’augmentation du nombre de morts sur les routes au mois de janvier dernier. «On ne laissera pas 4 semaines de hausse remettre en cause près de 10 ans d’efforts», a-t-il déclaré, refusant de croire à un relâchement du comportement des conducteurs due à la possibilité qui leur sera bientôt donnée de récupérer leurs points plus rapidement.