Bioéthique: Xavier Bertrand oppose ses «valeurs» au «jeunisme»

J. M.

— 

Le Ministre du Travail, Xavier Bertrand, à Lille, le 4 janvier 2011.
Le Ministre du Travail, Xavier Bertrand, à Lille, le 4 janvier 2011. — M. LIBERT / 20 MINUTES

«Est-ce qu’il y a besoin de chercher à faire forcément différent pour que cela continue à marcher?» En une phrase, Xavier Bertrand résume ce mardi dans Libération sa position plus que prudente sur le projet de loi de révision des lois bioéthiques sur lequel se penchent les députés. Un texte déjà amputé de sa mesure-phare: la levée partielle de l'anonymat pour les dons de gamètes, voulue en son temps par Roselyne Bachelot.

Par crainte d’affaiblir le dispositif des dons, mais aussi en raison de «valeurs et de principes» qu’il souhaite affirmer, Xavier Bertrand a donc tranché, fermant la porte à une évolution dans la recherche sur l’embryon. Sur les autres dossiers, pas grand-chose à attendre non plus. «On n’a pas besoin d’une révolution en matière de bioéthique», estime le ministre.

«Je reste persuadé que la présence d’un père et d’une mère est nécessaire»

Alors que la gauche s’était déclarée favorable à ouvrir l’aide médicale à la procréation aux couples homosexuels, Xavier Bertrand répond qu’il ne souhaite pas «faire du jeunisme ou du modernisme». Conscient que «les structures familiales évoluent», le ministre refuse cependant de «s’éloigner d’un certain nombre de valeurs».

«Je reste persuadé que la présence d’un père et d’une mère est nécessaire», argumente Xavier Bertrand. Pour le ministre, la situation est claire : la loi, jugée «équilibrée», n’a besoin que de «quelques aménagements». Aux députés désormais de se prononcer sur le texte,

qualifié de prudent par la ministre de la Recherche Valérie Pécresse

.