Les jumelles suisses disparues sont recherchées en Italie

ENQUÊTE eur billet pour la Corse a été scanné sur le bateau, ce qui ne veut pas dire qu'elles étaient à bord...

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Montage de photographies des jumelles de 6 ans disparues, Alessia et Livia Schepp.
Montage de photographies des jumelles de 6 ans disparues, Alessia et Livia Schepp. — AP /Sipa

Où sont Alessia et Livia? Des recherches sont menées pour le quatrième jour consécutif ce lundi à Cerignola en Italie pour essayer de localiser les jumelles suisses de six ans portées disparues depuis que leur père, qui les avaient enlevées, s'est suicidé vendredi dans cette localité. Les forces de l'ordre ont indiqué avoir repris les battues et contrôles dans la campagne aux environs de Cerignola (Pouilles, sud-est) et d'autres vérifications sont en cours à Vietri sul Mare, près de Salerne (Campanie, sud-ouest) où le père des fillettes a été vu jeudi midi dans une pizzeria.

Localisées à Marseille

Les enquêteurs ont dit n'avoir aucun élément avalisant la présence des fillettes, Alessia et Livia Schepp, six ans, enlevées par leur père près de Lausanne le 28 janvier. Tout le week-end, une vaste zone a été inspectée par des équipes de pompiers, de spéléologues, des membres de la Protection civile italienne, de la police et des carabiniers, jusqu'à présent sans succès. Des brigades cynophiles et des pompiers participent aux opérations.

Le père des fillettes, Matthias Schepp, un Suisse de 43 ans qui vivait mal la séparation d'avec sa femme italienne, Irina Lucidi, 44 ans, les avaient enlevées dimanche dans le canton de Vaud (ouest de la Suisse) à bord de la voiture de son épouse qu'il avait volée. La mère s'était présentée vendredi à la police française à la recherche de ses filles à Marseille (sud de la France), d'où le père lui avait envoyé le 31 janvier une carte postale dans laquelle il se disait désespéré et affirmait ne pas pouvoir vivre sans elle.

Une affaire prioritaire pour Interpol

De nouveaux éléments, connus dimanche des enquêteurs suisses et français, ont laissé penser que les deux fillettes se trouvaient lundi à Marseille avec leur père qui a acheté un ticket de ferry pour trois personnes, partant le soir même pour Propriano en Corse. La Compagnie méridionale de navigation (CMN) a pu confirmer aux enquêteurs que le billet «avait été scanné» sur le quai d'embarquement, «ce qui n'est pas suffisant pour dire que le père et les fillettes étaient à bord», a indiqué le procureur adjoint de Marseille, Christophe Barret.

Interpol, qui a qualifié cette affaire de «prioritaire», a lancé une alerte à ses 188 pays membres pour aider à retrouver les fillettes et diffusé leurs photos sur la page d'accueil de son site internet.