Disparues de l'Yonne: Non-lieu dans la mort de l'enquêteur Christian Jambert

JUSTICE Sa famille avait relancé la thèse de l'assassinat en 2004...

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Pierre Monnoir, president de  l'Association de défense des handicapés de l'Yonne presente les  portraits des «Disparues de l'Yonne» à  Auxerre, le 16 décembre 2000.
Pierre Monnoir, president de l'Association de défense des handicapés de l'Yonne presente les portraits des «Disparues de l'Yonne» à Auxerre, le 16 décembre 2000. — BARYLKO/SIPA

La justice a rendu lundi une ordonnance de non-lieu dans l'affaire Christian Jambert, le gendarme qui enquêtait sur les disparues de l'Yonne, retrouvé mort en 1997 et dont la famille avait relancé la thèse de l'assassinat en 2004, a indiqué ce mardi le parquet d'Auxerre.

«Une ordonnance de non-lieu dans l'affaire Christian Jambert a été prise hier par deux juges d'instruction d'Auxerre, Frédéric Ebel et Aurélia Schaff», a déclaré à l'AFP le procureur de la République, François Pérain, soulignant que cette décision était «conforme à nos réquisitions».

Retrouvé mort de deux balles dans la tête

«Les constatations matérielles et les auditions effectuées ne permettaient pas d'étayer la thèse de l'homicide volontaire», avait expliqué en novembre dernier le magistrat après avoir requis le non-lieu.

Le 4 août 1997, Christian Jambert avait été retrouvé mort de deux balles dans la tête avec une lettre d'adieu à son chevet, le jour où il devait être entendu comme témoin par un juge d'instruction à propos des liens entre Emile Louis et sept affaires de meurtres non élucidées. L'enquête avait alors conclu au suicide.

En avril 2004, le parquet avait ouvert une information judiciaire contre X pour assassinat sur la base d'un premier rapport d'autopsie jugeant les deux impacts de balles peu compatibles avec un suicide.

Carabine modifiée pour pouvoir tirer en rafale

«Contrairement à ce qu'avait affirmé l'expert balistique d'un premier collège d'experts, la carabine retrouvée à proximité du corps, et dont le fonctionnement avait été modifié par Christian Jambert pour que l'arme puisse tirer en rafale, était bien celle qui avait tiré deux balles dont les fragments avaient été retrouvés dans le crâne de l'ancien gendarme», avait poursuivi le procureur.

Précisant avoir exploré «plusieurs pistes», analysé «les dossiers médicaux» ainsi que «l'écriture portée sur la lettre», le parquet d'Auxerre avait conclu que l'enquête confirmait que le gendarme s'était suicidé et n'avait pas été victime d'un meurtre.