Licencié, un homme est réintégré quelques jours après son suicide

EMPLOI Les Prud'hommes ne savaient pas qu'il était décédé...

J. M.

— 

Parfois, les bonnes nouvelles arrivent trop tard. Le tribunal des Prud’hommes de Metz a ainsi, après plusieurs mois de procédure, finit par invalider le licenciement du cuisinier d’une maison de retraite, quelques jours après le suicide de ce dernier.

Le conseil des Prud’hommes «n’a pas été informé officiellement par l’employeur que le salarié était décédé», a expliqué l’avocat de la victime à RTL. Un décès qui, selon les proches de ce quinquagénaire père de 2 enfants, serait lié à la réception d’une lettre du ministère de Travail.

«Le salarié n’a pas supporté de recevoir une lettre du ministère de Travail qui autorisait son licenciement»

L’homme a été mis à pied en juin 2010, pour «harcèlement moral». Une décision à laquelle l’inspection de travail a, selon RTL, trouvé à redire dans un premier temps. Avant que l’employeur, pour lequel la victime travaillait depuis 27 ans, ne contacte directement le ministère du Travail, obtenant gain de cause.

«Le salarié n’a pas supporté de recevoir une lettre du ministère de Travail qui autorisait son licenciement», a indiqué son avocat, qui précise qu’une lettre explicite a été laissée en ce sens. Les Prud’hommes ont rendu leur décision le 20 janvier après des débats tenus le 23 décembre. La famille, elle, envisage désormais une plainte pénale pour dénonciation calomnieuse.