Attentat de Moscou: La France ne relève pas son niveau de sécurité dans les aéroports

SÉCURITÉ plan Vigipirate, actuellement au rouge, est suffisant selon la police...

E.O.

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Les bagages à main de passagers sont vérifiés par un membre de la sécurité de l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, le 30 décembre 2009.
Les bagages à main de passagers sont vérifiés par un membre de la sécurité de l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, le 30 décembre 2009. — REUTERS/Benoit Tessier

Deux jours après l’attaque meurtrière survenue à l’aéroport Domodedovo de Moscou, le plan Vigipirate en France est au rouge. Mais pas de panique, cela correspond au niveau d’alerte en vigueur depuis 2004 et les attentats de Madrid.

En clair, les mesures de sécurité n’ont pas été modifiées dans les aéroports français après l’attaque suicide de Moscou. «Aucune disposition particulière n’est mise en place», précise t-on à la Direction générale de la police nationale. «Pour renforcer les mesures dans les aéroports, il faudrait que le plan Vigipirate passe au niveau écarlate, c’est-à-dire qu’il y ait un risque d’attentat imminent, ce qui n’est pas le cas.»

Filtres de sécurité français supérieurs aux russes

D’autre part, le ministère de l’Intérieur assure que la zone d’arrivée des passagers dans les terminaux – endroit où s’est produit l’attentat de Moscou – est suffisamment sûre. Et ce, même si les contrôles y paraissent plus souples que lors de l’embarquement. «Les situations en France et en Russie sont différentes, indique-t-on au ministère. Ici, les filtres de sécurité sont efficaces, et supérieurs à ceux existants en Russie.»

La performance des mesures de sécurité et de sûreté dans les aéroports français est régulièrement mise en cause. Au début du mois, des journalistes avaient ainsi réussi, à deux reprises, à embarquer un pistolet dans des avions.