Quick: Après l'autopsie, la thèse de l'intoxication alimentaire «ni écartée, ni avérée»

JUSTICE Le jeune homme est mort des conséquences d'un oedème cérébral et pulmonaire...

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L'enseigne d'un restaurant Quick à Paris en mars 2008.
L'enseigne d'un restaurant Quick à Paris en mars 2008. — CHAUVEAU NICOLAS/SIPA

«La thèse de l'intoxication alimentaire n'est ni écartée, ni avérée.» C'est ce qu'a déclaré ce lundi la procureure de la République d'Avignon, Catherine Champrenault, après le décès suspect, samedi, d'un adolescent de 14 ans qui avait dîné dans un fast-food de la chaîne Quick. «Ce garçon, d'après l'autopsie, est mort des conséquences d'un oedème cérébral et pulmonaire, mais la raison pour laquelle il a fait cet oedème n'est pas connue», a-t-elle précisé à l'AFP.

Des expertises complétaires, notamment bactériologique, virale et toxicologique, sont en cours ou vont être menées, mais les résultats ne devraient pas être connus avant la fin de la semaine. «Rien ne peut expliquer cette mort brutale» à ce stade, a ajouté Catherine Champrenault, précisant que la victime était «en excellente santé» et ne souffrait d'aucune maladie.

Vomissements et violents maux de tête

Selon le commandant en second du groupement de gendarmerie du Vaucluse, Jean-Louis Morra, le garçon avait pris un repas vendredi soir avec son père, sa mère et sa soeur dans un restaurant de l'enseigne de restauration rapide, situé dans la zone commerciale Cap Sud, sur la nationale 7 en périphérie d'Avignon. Il avait commandé le même hamburger que son père, sa mère et sa soeur consommant un autre menu.

Rentrés à leur domicile d'Oppède, dans le Vaucluse, le père et le fils étaient pris dans la nuit de vomissements et de violents maux de tête. Dans la matinée de samedi, l'état du garçon empirait et il perdait connaissance. Alertés, les pompiers et les gendarmes ne pouvaient que constater son décès.

Par mesure de précaution, la préfecture du Vaucluse a pris dès samedi un arrêté de fermeture du restaurant et demandé aux agents de la direction départementale de la protection des populations (ex-services vétérinaires) d'effectuer des prélèvements dans l'établissement, notamment sur la nourriture ayant servi à préparer les repas. Les résultats de ces analyses sont attendus mardi.