Disparue de Pornic: Les recherches toujours vaines, un deuxième homme toujours en garde à vue

FAITS-DIVERS Les enquêteurs semblent résignés, après cinq jours de fouilles...

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L'officier de communication des pays de Loire montre la photo de Laëtitia, une jeune femme de 18 ans disparue à Pornic (Loire-Atlantique), le 20 janvier 2010.
L'officier de communication des pays de Loire montre la photo de Laëtitia, une jeune femme de 18 ans disparue à Pornic (Loire-Atlantique), le 20 janvier 2010. — F. PERRY / AFP

Toujours rien. Pour la cinquième journée, les recherches menées ce dimanche pour retrouver le corps de Laëtitia, disparue depuis mercredi près de Pornic, se sont révélées infructueuses malgré le placement en garde à vue depuis samedi d'un témoin.

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Le témoignage de cet homme «a paru indispensable» au juge d'instruction Pierre-François Martinot en charge de l'enquête, a expliqué à l'AFP le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin, précisant que cette garde à vue avait été prolongée dimanche pour 24 heures.

Cet homme est une personne de l'entourage de Tony Meilhon, le suspect mis en examen samedi après la disparition mercredi de Laëtitia Perrais, 18 ans, a indiqué Xavier Ronsin, confirmant une information d'Europe1. L'homme en question «a été vu dans l'entourage de Laëtitia Perrais et de Tony Meilhon dans les dernières heures» où ils ont été vus ensemble, dans la nuit de mardi à mercredi, a affirmé Xavier Ronsin.

Interpellé jeudi à son domicile, au lieu dit «Casse-Pot» à Arthon-en-Retz, Tony Meilhon, 31 ans, principal suspect dans l'enquête sur la disparition de Laëtitia, a été mis en examen pour «enlèvement suivi de la mort» et «viol» puis incarcéré. Laëtitia connaissait Tony Meilhon «depuis quinze jours», a révélé ce dimanche midi sur France 2 Gaëlle Patron, la fille de la famille d'accueil où vivaient depuis plusieurs années Laëtitia et sa soeur jumelle.

Les enquêteurs pratiquement certains du décès de Laëtitia

Alors que se poursuivaient les auditions, de nouvelles recherches ont été menées dimanche sans succès par la gendarmerie, notamment sur la commune d'Arthon-en-Retz, pour tenter de retrouver le corps de Laëtitia, a constaté l'AFP. Plusieurs véhicules de la gendarmerie, une équipe de plongeurs, des maîtres chiens et des enquêteurs scientifiques de la gendarmerie ont examiné les alentours du domicile de Tony Meilhon, où se trouvait aussi la voiture dans laquelle ont été identifiées des traces de sang appartenant à Laëtitia.

Les enquêteurs sont pratiquement certains du décès de Laëtitia mais doivent absolument retrouver son corps pour déterminer dans quelles circonstances exactes les faits se sont produits. Selon Xavier Ronsin, Tony Meilhon «conteste les accusations portées contre lui et évoque un simple accident mortel de la circulation».

Samedi et ce dimanche, Franck Perrais, père biologique de Laëtitia, et d'autres proches ont collé un peu partout des affichettes avec une photo de la jeune fille, un appel à témoins ainsi que le numéro de téléphone de la gendarmerie, à Pornic, Arthon-en-Retz, ainsi qu'à La Baule et Pornichet.

«Aidez-nous à faire justice pour Laëtitia»

«Le corps de ma fille, il faut que je le retrouve», a confié ce dimanche à l'AFP Franck Perrais, qui s'est déclaré «épuisé physiquement et moralement», alors qu'il sortait du domicile de la famille d'accueil où avait été placée sa fille depuis l'âge de dix ans.

Devant cette maison, une affiche avec une photo de Laëtitia demande: «Aidez-nous à faire justice pour Laëtitia», tandis qu'à la peinture orange, quelqu'un a écrit sur la route, là où le scooter a été retrouvé: «Justice = l'assassin doit payer». Tony Meilhon a un lourd passé judiciaire, entamé avant même sa majorité, avec notamment un viol avec violences en 1997, et plusieurs faits de violences, menaces ou vols qui lui ont valu une quinzaine de condamnations.

L'inspection des services pénitentiaires a été chargée «d'analyser les conditions dans lesquelles était assuré le suivi» de Tony Meilhon, a annoncé ce dimanche le ministère de la Justice.Tony Meilhon «a exécuté l'ensemble de ses condamnations pénales», a précisé à l'AFP Bruno Badré, porte-parole du ministère. «L'inspection des services pénitentiaires a cependant été saisie vendredi, afin d'analyser les conditions dans lesquelles était assuré son suivi», a-t-il ajouté.