Paris: Deux fois plus d'anti-IVG que pour le défilé 2010

MANIFESTATION Selon les organisateurs, la «grande marche nationale pour le respect de la vie» a mobilisé...

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Des anti-IVG brandissent des pancartes lors de la 7e «Marche pour la vie», le 23 janvier 2011 à Paris.
Des anti-IVG brandissent des pancartes lors de la 7e «Marche pour la vie», le 23 janvier 2011 à Paris. — AFP PHOTO BORIS HORVAT

Les anti-IVG se multiplient. Quelque 6.500 personnes selon la police, 40.000 selon les organisateurs, opposées à l'avortement, ont défilé ce dimanche après-midi à Paris pour une septième «grande marche nationale pour le respect de la vie». Cette participation est deux fois plus importante que celle enregistrée en janvier 2010 lors de la sixième marche, qui avait réuni 3.100 personnes selon la police, 20.000 selon les organisateurs.

Composé de nombreuses familles, le cortège, parti de la place de la République derrière une banderole proclamant «Unis pour défendre la vie», a rejoint en fin d'après-midi la place de l'Opéra. Nombre d'enfants tenaient des ballons rouges et blancs portant l'inscription «En marche pour la vie», du nom du collectif de 15 associations appelant à ce rassemblement.

Dissuader les mères de «tuer»

D'autres personnes portaient des pancartes sur lesquelles était inscrit «maman je t'aime» ou «papa je t'aime», autour d'une bulle renfermant une figurine représentant un foetus. Les manifestants, dont des prêtres et des pasteurs, étaient venus de toute la France, à l'occasion du 36e anniversaire de la loi Veil qui a légalisé en France l'avortement et dont ils réclament l'abolition. Des délégations étrangères étaient également présentes.

Chaque année la France comptabilise environ 200.000 avortements pour 800.000 naissances. «Il faut au moins créer des conditions d'accueil de l'enfant qui seront telles que cela dissuadera les mères de les tuer», a déclaré à l'AFP un participant, François Foucart.

«Une véritable politique au service de la vie»

Le collectif «En marche pour la vie» revendique «la reconnaissance de la dignité humaine dès la conception» ainsi qu'«une véritable politique au service de la vie et de la famille impliquant un développement sans précédent des aides à la maternité et des structures d'accueil pour les femmes enceintes en difficulté».

Il refuse «la simple révision des lois de bioéthique», sur laquelle doit se pencher l'Assemblée nationale en février, et réclame «l'interdiction pure et simple de toute forme d'expérimentation ou de sélection sur l'embryon humain». «Nous craignons une levée du moratoire sur la recherche embryonnaire», a expliqué Benjamin Izarn, président des «Etudiants pro-vie».

Apolitique mais encouragé par Christine Boutin

Le collectif réunit, outre cette association, Choisir la Vie, Chrétienté-Solidarité, le comité pour Sauver l’Enfant à Naître, la Confédération Nationale des Familles Chrétiennes, Laissez-les Vivre-SOS Futures Mères et Renaissance Catholique, entre autres. La marche se veut non confessionnelle et apolitique. Le Parti chrétien-démocrate que préside Christine Boutin a cependant appelé à y participer.

Avant le rassemblement, un message de soutien est arrivé aux organisateurs du pape Benoît XVI, qui a encouragé «toutes les personnes engagées dans le combat pour la vie à contribuer avec constance et courage à instaurer une nouvelle culture de la vie, fruit de la culture de la vérité et de l’amour». Une huitième marche sera organisée le 22 janvier 2012, a déjà annoncé le collectif.