Les épouses préfèrent garder leur nom

EXCLUSIF «20 Minutes» vous dévoile un sondage BVA pour la Chambre des notaires de Paris...

Anthony Nataf

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 Des alliances et un acte de mariage.
 Des alliances et un acte de mariage. — F. DURAND / SIPA

Le mariage n'est pas encore enterré. Même si depuis dix ans leur nombre diminue, plus de 40% des Français ont assisté à un ou plusieurs mariages au cours des douze derniers mois. C'est ce que révèle un sondage BVA sur «Les Français et la famille», réalisé pour la Chambre des notaires à l'occasion de la Semaine d'infor­mation sur les droits de la famille, dévoilé par 20 Minutes*.

«Au-delà du mariage, il y a un attachement toujours très fort à la famille qui, en temps de crise, constitue une valeur refuge et protectrice», analyse Eric Bonnet, directeur d'études à BVA. Si l'institution survit bien, certaines pratiques changent et la famille doit aussi s'adapter à l'évolution de la société.

Ainsi, la transmission automatique du nom de l'époux lors de l'union n'a plus force de loi comme auparavant. Selon BVA, si elles se mariaient cette année, seulement 46% des femmes accepteraient de prendre le seul nom de leur époux comme nom de famille.

Une tendance plus marquée à gauche

Si 20% des femmes interrogées préféreraient garder exclusivement leur nom de jeune fille, 34% voudraient l'accoler à celui de leur compagnon. «Cela s'explique par la nouvelle place prise par les femmes au sein des foyers. Elles travaillent, sont plus libres et on tend de plus en plus vers une égalité homme-femme au sein de la famille», explique Eric Bonnet.

Mais, selon BVA, cette pratique ne se répand pas de la même façon dans les différentes catégories de population. Les femmes des catégories socioprofessionnelles les plus hautes et les sympathisantes de gauche seraient plus nombreuses à vouloir conserver leur nom de jeune fille.

Le rapport au mariage évolue, mais certaines représentations ont la dent dure. Les Français avancent l'amour comme première raison au mariage (49%). Mais lorsqu'il s'agit du pacs, seulement 20% jugent l'amour comme la première raison de l'union. Les raisons juridiques et fiscales arrivent en tête à 63%.