Français tués au Niger: Bayrou critique la stratégie française

DECLARATIONS Selon lui, «la priorité dans toutes les décisions d'action, c'est la préservation de la vie des otages»...

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J.DEMARTHON / AFP

Après Villepin, Bayrou. Le président du Mouvement démocrate a estimé ce vendredi, à propos de la mort des deux jeunes Français enlevés au Niger, que «la priorité dans toutes les décisions d'action» devait être «la préservation de la vie des otages». «Je voudrais dire ceci aux dirigeants français pour l'avenir: la priorité dans toutes les décisions d'action, c'est la préservation de la vie des otages», a lancé le leader centriste lors de ses voeux à la presse.

«Vous ne voulez pas que se perpétue ce marché de la honte, c'est légitime! Vous refusez de vivre sous la terreur, vous avez raison. Vous refusez d'être mis en demeure de continuer à payer, soit! Tout cela est fondé», a poursuivi l'ancien candidat à la présidentielle à l'adresse du gouvernement. «Mais la préservation de la vie des otages doit être mise en priorité. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir», a-t-il insisté.

«Les grands courants démocratiques du pays n'ont pas ouvert de polémique et ils ont bien fait»

«Cela a toujours été la doctrine, non seulement française, mais de tous les gouvernements des démocraties, et cela doit rester la priorité, la doctrine et la ligne de conduite des autorités de la République», a-t-il fait valoir. «J'espère qu'il n'y a pas de changement de la doctrine française. Pour ma part, je défendrai cette position. La vie d'abord. Préserver, protéger, prendre toutes les précautions nécessaires pour que la vie soit d'abord préservée», a-t-il poursuivi, en se défendant de vouloir ouvrir une polémique.

«Les expatriés français dans cette région sont nombreux et en danger. Il y a un besoin d'information, de sécurité et de soutien», a-t-il aussi affirmé. «Nous avons eu l'honneur, presque tous les responsables politiques, de faire preuve de responsabilité après le drame qui s'est déroulé», s'est félicité François Bayrou. «Les grands courants démocratiques du pays n'ont pas ouvert de polémique et ils ont bien fait», a-t-il dit.