SNCF: Retard record pour un train Strasbourg-Port-Bou

TRANSPORTS Quelque 600 passagers ont mis 22 heures pour atteindre leur destination...

M.P.

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Ils ont fini par arriver à bon port... au terme d'un trajet de 22 heures. Environ 600 passagers d'un train de nuit parti dimanche soir de Strasbourg en direction de Port-Bou, ville frontalière espagnole, et Nice ont vécu un véritable voyage en enfer de presqu'un jour. Environ dix heures de plus que la durée prévue.

Quelques dizaines de passagers de la ligne sont arrivés lundi peu avant 22h à Perpignan. Une dizaine d'entre eux devaient ensuite être acheminés en autobus à Port-Bou et Cerbère, du côté français de la frontière, d'après la SNCF. Les autres voyageurs poursuivaient leur trajet vers Nice où ils étaient attendus aux alentours de minuit, selon la SNCF.

A retard exceptionnel, réparation exceptionnelle. C’est bien le moins que puisse faire la SNCF, mais ce n’est pas sûr que le geste commercial du groupe ferroviaire calme la colère des passagers du train de nuit 4295,

«Ce train a fait l’objet d’une succession exceptionnelle d’incidents», annonce, dans un doux euphémisme, la SNCF dans un communiqué lundi en fin de journée.

Remboursement et un aller-retour offert

D’abord, le train a dû s’arrêter une heure après son départ, à Belfort car le conducteur devait s’arrêter après trois jours de travail consécutifs. Un événement apparemment non prévu par la SNCF, qui parle de «difficulté d’acheminement du conducteur de train assurant une relève à Belfort». En effet, le cheminot a dû venir de Lyon pour prendre les commandes de la machine. Le train n’a pu repartir qu’après 7h du matin de la gare de Belfort. Résultat, les voyageurs passent la nuit à Belfort. Entre temps, des «voyageurs alcoolisés» avaient été évacués du train par la police.

Mais le périple du train 4295 était loin d’être fini. Car en raison de «difficultés sur un train TER précédent» à proximité de Montbéliard (Doubs), le train s'immobilise sur la voie. Et trois heures d’arrêt supplémentaires... Et quand ça veut pas, ça veut pas. En milieu d’après-midi à Tournus (Saône-et-Loire) «le train maudit» a dû s’arrêter une nouvelle fois: la motrice est tombée en panne. Encore quelques heures perdues avant que le train ne reparte vers 18 heures en direction de Lyon pour être ravitaillé.
 
Car si la moitié des passagers a pu bénéficier d’un plateau repas à Besançon, l’autre a dû attendre l’arrivée à Lyon pour pouvoir manger. Evidemment, d’après des témoignages recueillis notamment par RTL, l’ambiance est tendue à bord du train, qui n’aurait pas été chauffé pendant la panne.
 
La SNCF a décidé d’indemniser de «façon exceptionnelle» les passagers et «rembourse intégralement le prix du billet et offre un aller/retour gratuit supplémentaire à chacun des voyageurs».