Taser: ouverture d'une information judiciaire après le décès d'un Malien
JUSTICE Il avait reçu deux décharges...
Le parquet de Nanterre a annoncé à l'AFP l'ouverture ce lundi d'une information judiciaire contre X pour «homicide involontaire» à la suite au décès à Colombes (Hauts-de-Seine), fin novembre, d'un Malien qui avait reçu deux décharges du pistolet à impulsions électriques Taser.
«Cette ouverture d'information judiciaire vise à déterminer avec certitude les circonstances du décès», a appris l'AFP de source judiciaire.
Ce Malien sans papiers était décédé peu de temps après avoir été aspergé de gaz lacrymogène et avoir reçu deux décharges du pistolet Taser lors de son interpellation à Colombes (Hauts-de-Seine).
Mort «d'une asphyxie aiguë et massive»
Le parquet de Nanterre s'était montré très prudent en annonçant début décembre les conclusions provisoires de l'autopsie, affirmant que pour l'heure «aucune cause certaine, unique et absolue du décès» n'avait été identifiée.
Selon les premiers examens, l'homme était mort «d'une asphyxie aiguë et massive par inhalation de gaz puisque du sang a été retrouvé dans ses poumons» et l'état de son coeur «dur et contracté» pouvait être en lien avec l'utilisation du Taser.
Interrogé par l'AFP, Antoine di Zazzo, importateur du Taser en France, a dit qu'il «avait écrit au procureur il y a une semaine pour lui demander d'avoir accès au dossier et qu'il s'était étonné que la porte-parole du parquet ait pu dire que le "coeur dur" de la victime puisse avoir pour origine le Taser».