Mediator: Xavier Bertrand parle de «défaillances graves»

MÉDICAMENT e ministre de la Santé répondait aux questions du Figaro.

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L'ex-patron de l'UMP Xavier Bertrand a déclaré dimanche que Jean-Louis Borloo, démissionnaire du gouvernement après l'échec de sa campagne pour le poste de Matignon, avait "toujours sa place" à la vice-présidence de l'UMP et a souhaité qu'il garde ses liens avec le parti.
L'ex-patron de l'UMP Xavier Bertrand a déclaré dimanche que Jean-Louis Borloo, démissionnaire du gouvernement après l'échec de sa campagne pour le poste de Matignon, avait "toujours sa place" à la vice-présidence de l'UMP et a souhaité qu'il garde ses liens avec le parti. — Lionel Bonaventure afp.com

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a évoqué des «défaillances graves dans le fonctionnement du système du médicament» à propos du maintien sur le marché du Mediator, lors d'un entretien au Figaro ce lundi. «Il y a de fortes présomptions de défaillances graves dans le fonctionnement de notre système du médicament dans cette affaire», a-t-il déclaré.

«Je veux tout savoir de ce qui s’est passé depuis la mise sur le marché du Mediator en 1976», a affirmé le ministre. «Je veux comprendre pourquoi, malgré certaines mises en garde, malgré une parenté chimique avec des molécules interdites, ce médicament est resté sur le marché pendant trente-trois ans», a-t-il précisé, rappelant qu'il avait «dans le même temps confié une enquête à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas)».

L'information doit mieux circuler

«Je veux aussi des recommandations pour transformer notre système de mise sur le marché des médicaments, ainsi qu’un renforcement de la pharmacovigilance», a ajouté Xavier Bertrand. Le ministre de la Santé va, par ailleurs, proposer que «lorsqu’un médicament est retiré du marché dans un pays dans le monde, que ce soit à la demande du laboratoire ou des agences sanitaires, tous les autres pays en soient systématiquement informés».

Le 16 novembre, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) admettait le chiffre d'«au moins 500 décès» attribuables au Médiator, sur la base des calculs de Catherine Hill, épidémiologiste à l'Institut Gustave Roussy, confirmant ainsi une fourchette de 500 à 1.000 morts précédemment avancée. Selon Le Figaro daté de samedi, ce même 16 novembre, l'Afssaps n'avait pas mentionné une autre fourchette (1.000 à 2.000 morts).