Les égarés du ciel cloués au sol

Matthieu Goar

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Certains voyageurs ont pu être hébergés à l'hôtel, mais plusieurs milliers de personnes sont restées bloqués à Roissy, ce week-end.
Certains voyageurs ont pu être hébergés à l'hôtel, mais plusieurs milliers de personnes sont restées bloqués à Roissy, ce week-end. — A. GELEBART / 20 MINUTESA. GELEBART / 20 MINUTESA. GELEBART / 20 MINUTESL. URMAN / SIPA

Des centaines de vols annulés et des milliers de voyageurs énervés, le trafic aérien du nord de l'Europe a été fortement perturbé par l'épisode neigeux de ce week-end. Au centre de cette pagaille, les aéroports français ont fait face. Déjà désorganisés par la météo, Roissy et Orly ont dû accueillir des vols qui avaient pour destination Londres-Heathrow, fermé depuis samedi, ou Francfort (470 vols annulés). « Nous avons eu jusqu'à seize gros-porteurs qui ont été déroutés. Ce qui représente 4 000 personnes », détaille Aéroports de Paris (ADP). Arrivés samedi soir, certains voyageurs ont été hébergés à l'hôtel, mais plusieurs milliers sont restés bloqués dans les aérogares. Des kits contenant un lit de camp et un nécessaire de toilette ont été distribués par ADP.

Les Britanniques inquiets
Mais dès samedi soir et hier matin, la neige a aussi recouvert les grands aéroports français. Hier, à Roissy, 25 % des vols ont été annulés avant 16 h et 40 % entre 16 h et la fin du programme de la journée, même si la météo était devenue plus clémente. « Le but est maintenant de limiter les départs pour réussir à désengorger les aéroports en faisant partir en priorité les avions déroutés chez nous », expliquait, hier en fin d'après-midi, un responsable de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). Le retour à la normale est prévu aujourd'hui dans la journée. Mais ADP devra continuer à gérer au cas par cas. Certains aéroports européens ne pouvaient pas encore recevoir de vols hier soir. Selon la météorologie britannique (MET), le mercure devait descendre jusqu'à - 15 °C en Ecosse cette nuit. Le ministre britannique des Transports, Philip Hammond, a demandé au principal conseiller scientifique du gouvernement d'établir si les îles britanniques étaient en train de subir une modification structurelle de leur climat et s'il fallait que l'Etat débloque davantage de fonds pour les préparatifs hivernaux.