Paris espère une libération rapide pour Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière

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Alors que Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière sont toujours retenus en Afghanistan, la France espère que l'action du gouvernement afghan dans l'affaire des otages français en Afghanistan permettra leur libération rapide. C'est ce qu'a déclaré dimanche la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, sans précisions sur cette action.

«Ce que nous espérons, c'est que les démarches qui ont été faites, notamment pas le gouvernement afghan, nous permettront de les retrouver le plus rapidement», a-t-elle dit alors qu'elle était interrogée sur ces otages lors de l'émission Internationales (TV5Monde, RFI et Le Monde). Elle n'a pas dit en quoi consistaient ces démarches.

Les journalistes de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, et trois accompagnateurs afghans, ont été enlevés il y a près d'un an, le 30 décembre 2009, dans la province de Kapisa, où est stationnée une partie des forces françaises engagées avec les troupes de l'Otan.

«Nous savons qu'ils sont vivants, plutôt en bonne santé même s'il est évident qu'au bout d'un an ça doit commencer à peser», a ajouté Michèle Alliot-Marie.

Interrogée sur la situation des otages français au Sahel, elle a répondu: «Moins on en parle, moins on les met en danger et plus les choses ont des chances d'avancer». «Le gouvernement et les ministres concernés sont totalement mobilisés» pour les faire libérer, a-t-elle assuré.

Le 16 septembre, cinq Français ainsi qu'un Togolais et un Malgache, pour l'essentiel des collaborateurs des groupes industriels français Areva et Satom, ont été enlevés à Arlit dans le nord du Niger, un site d'extraction d'uranium. Ils seraient détenus dans le nord-est du Mali. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué ce rapt le 21 septembre.