Neige et verglas: les avions cloués au sol, ça va mieux sur les rails

METEO Mieux vaut rester chez soi et regarder tomber la neige...

© 2010 AFP
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Des avions cloués au sol par la neige à l'aéroport de Franckfort, en Allemagne, le19décembre 2010.
Des avions cloués au sol par la neige à l'aéroport de Franckfort, en Allemagne, le19décembre 2010. — Alex Domanski / REUTERS

La persistance d'abondantes chutes de neige sur la moitié nord de la France promettait un dimanche difficile sur les routes et dans les aéroports, dont Roissy-Charles-de-Gaulle, qui a dû fermer ses pistes en début de matinée. «La journée sera très difficile», a reconnu sur RTL le secrétaire d'Etat aux Transports Thierry Mariani, qui se félicitait toutefois que la veille, la journée se soit passée sans gros problèmes malgré les intempéries.

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Dans les aéroports

La DGAC a annoncé avoir demandé aux compagnies aériennes d'annuler 40% de leurs vols à Roissy-Charles De Gaulle, un des aéroprts de la capitale, à partir de 16 heures, en prévision du retard de la neige et du verglas. Plus tôt dans la journée c'était un quart des vols prévus qui avaient été annulés à Roissy et 20% à Orly. De plus les avions accusaient une heure de retyard à Orly et deux heures à Roissy.

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Plusieurs centaines de voyageurs, sur les 5.200 déroutés samedi en raison de la fermeture d'Heathrow, ont passé la nuit dans les aérogares de Roissy. Mais leur nombre pourrait grossir dans la journée si le blocage de l'aéroport londonien devait se prolonger. D'autres voyageurs ont été bloqués à l'aéroport de Beauvais, l'Oise étant particulièrement touchée.

Sur les routes

Dans les trente-quatre départements placés en vigilance orange «neige et verglas» dimanche matin - et où une épaisseur de 10 cm de neige, voire plus localement, était attendue -, les conditions de circulation restaient généralement difficiles. Le gouvernement a recommandé aux Français de ne prendre leur voiture qu'en cas d'«absolue nécessité», de s'équiper de préférence de chaînes ou de pneus neiges et de se munir de couvertures et de provisions.

En milieu de matinée, deux convois de véhicules blindés et de 4x4 ont quitté le camp militaire de Satory (Yvelines) pour aller se positionner de manière préventive près d'Houdan (Yvelines) sur la N12 et dans la vallée de Chevreuse sur la N10, ont indiqué la gendarmerie et la préfecture des Yvelines, parlant d'une «mission d'assistance et de reconnaissance».

Après la Basse-Normandie, le nord de la Bretagne et l'Ile-de-France dès le début de matinée, les perturbations vont progressivement s'étendre vers l'est. Dans toutes les zones concernées, la circulation des poids lourds restait interdite et les camions étaient escortés en convoi vers des «aires de stockage», comme à Saint-Arnoult dans les Yvelines, où des centaines de routiers, dont de nombreux étrangers, sont bloqués depuis samedi. Une opération de ce type a conduit à la coupure de l'A1 dans l'Oise.

A Calais (Pas-de-Calais), 220 passagers de cars, dont des enfants, en provenance d'Angleterre ont dû être hébergés pour la nuit.

A la RATP

Si la circulation restait fluide en Ile-de-France, peu d'automobilistes ayant pris la route, aucun bus ne circulait en banlieue parisienne. A Paris «intra muros», le trafic avait difficilement repris en début de matinée avant de quasiment s'interrompre au fur et à mesure que la situation se dégradait.

La circulation des bus de banlieue était toujours interrompue dimanche matin en raison des conditions climatiques en Ile-de-France, tandis qu'à Paris le trafic des bus parisiens était quasiment nul, a indiqué la RATP à l'AFP. Dans Paris «intra muros», seules neuf lignes fonctionnaient encore normalement, mais la situation continuait de se dégrader, a indiqué un porte-parole de la RATP.

Interrompues depuis samedi, les lignes de banlieue n'ont pu redémarrer dimanche matin du fait de l'état des routes autour de Paris.

A la SNCF

A l’exception de l’axe Evreux-Caen, où le trafic sera suspendu jusqu’à nouvel avis, les trains en  circulation ce dimanche seront assurés à plus de 95%. Les ralentissements affecteront principalement les secteurs Nord, Ouest et Est de Paris. Les retards continueront à affecter aussi en partie le Sud-Est compte tenu des impacts des retards des TGV. Le trafic du TGV Est Européen est susceptible de retards supérieurs à une heure, compte tenu des conditions très dégradées en Allemagne. Avec le redoux annoncé mais néanmoins une neige persistante dans certains secteurs du Nord de la France, les journées suivantes jusqu’à la pointe du jeudi 23 décembre continueront à être assurées dans des conditions semblables à celles de ce week-end, avec une mobilisation exceptionnelle de tous les cheminots.