Pays basque: Verdict attendu ce vendredi pour l'ex-numéro 1 de l'ETA

JUSTICE Il était jugé avec neuf complices présumés...

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La cour d'assises spéciale de Paris rendra son verdict ce vendredi concernant l'ex-numéro 1 de l'appareil politique de l'ETA, Mikel «Antza», jugé depuis le 15 novembre avec neuf complices présumés.

30 ans de réclusion requis

La peine maximale encourue - 30 ans de réclusion assortis d'une sûreté des deux tiers - a été requise à l'encontre de Mikel Albizu Iriarte, alias «Antza», et de sa compagne Soledad Iparragirre Genetxea, alias «Anboto», considérée comme une autre dirigeante historique de l'ETA, en charge de la trésorerie.

Le couple avait été appréhendé avec des complices en octobre 2004 lors d'un vaste coup de filet à Salies-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques), couplé à la mise au jour d'importantes caches d'armes. A l'époque, le gouvernement espagnol avait parlé d'une opération «historique» et des enquêteurs des services français de l'antiterrorisme avaient jugé l'ETA «décapitée».

Un vague cessez-le-feu annoncé en septembre

Mardi, le parquet général a réclamé vingt ans de réclusion, assortie d'une sûreté des deux tiers, pour Juan Cruz Maiza Artola, qui serait l'ancien responsable des caches d'armes de l'organisation indépendantiste basque. Il a également demandé d'assortir les condamnations de ces trois ex-membres de l'état-major d'ETA d'une interdiction définitive du territoire français. Les peines requises à l'encontre des sept autres accusés - dont quatre comparaissent libres - vont de cinq ans assortis d'un sursis partiel, à 12 ans.

Le 5 septembre dernier, l'organisation indépendantiste basque, sans attentat à son actif depuis un an et affaiblie par de nombreuses arrestations, avait annoncé dans des termes flous un cessez-le-feu accueilli dans un scepticisme général en Espagne. L'organisation armée, considérée comme terroriste par l'Union européenne et les Etats-Unis, est tenue pour responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans d'attentats pour l'indépendance basque.