Mobilisation avant le pic de bronchiolite

SANTE L'Inpes souhaite informer les parents à travers une brochure diffusée chez les médecins...

Ingrid Gallou

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Les prématurés et les moins de 3 mois sont particulièrement sensibles à la bronchiolite.
Les prématurés et les moins de 3 mois sont particulièrement sensibles à la bronchiolite. — F. DURAND / SIPA

Alors que l'on se dirige d'ici à la fin du mois vers un pic de l'épidémie de bronchiolite, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), donne l'alerte. Et rappelle aux parents les quelques gestes pour lutter contre cette maladie extrêmement contagieuse, qui touche, chaque année entre la mi-octobre et la fin décembre, 30% des enfants de moins de 2 ans (et plus particulièrement les 3 à 9 mois), soit près de 460.000 cas. Un chiffre qui s'explique par l'incroyable adaptabilité du virus.

Ce virus respiratoire est responsable des rhumes chez l'adulte, mais se décline chez les tout-petits en bronchiolite, du fait de leurs toutes petites bronches, vite encombrées. Les manifestations peuvent être impressionnantes: difficulté à respirer, toux et impossibilité de s'alimenter.

Trêve des vacances

Fort heureusement, peu de cas graves sont recensés chaque année, la létalité étant inférieure à 1%. «Ce n'est pas une maladie grave, mais l'on observe des complications chez les prématurés, les moins de 3 mois et les enfants sujets à des pathologies cardiaques», note Didier Che, épidémiologiste à l'Institut de veille sanitaire (INVS).

Seul moyen efficace de prévenir la propagation du virus, les mesures barrières préconisées par l'Inpes demeurent difficiles à appliquer au quotidien. Lavage des mains systématique, port d'un masque en cas de rhume, autant de consignes qui doivent être respectées par toute la famille.

L'Inpes recommande également d'éviter la fréquentation des lieux publics, centre commerciaux ou transports en commun. Et justement, «la trêve des vacances devrait apporter un certain répit à l'épidémie, selon Christine Jestin, de l'Inpes,les enfants étant amenés à moins fréquenter les collectivités».