Société

Policiers condamnés: «la sérénité des débats» risque d’être «troublée» en appel

Le premier président de la cour d'appel de Paris - juridiction devant laquelle sera examiné l'appel du jugement de Bobigny condamnant des policiers à de la prison ferme - a estimé lundi que «certains commentaires» étaient «de nature à troubler la sérénité des débats» en appel.

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait qualifié vendredi de «disproportionné» le jugement du tribunal de Bobigny à l'encontre de sept policiers accusés d'avoir menti et déclenché une polémique politique, sur fond de tensions récurrentes police/justice.

«Une condition essentielle de la démocratie»

Dans un communiqué, le premier président de la cour d'appel de Paris Jacques Degrandi «considère que certains commentaires sur le jugement des faits reprochés à des agents de police devant le tribunal de grande instance de Bobigny sont de nature à troubler la sérénité des débats qui auront lieu en cause d'appel».

Il rappelle «d'une part, que les décisions de justice ne peuvent être remises en cause que par l'exercice des voies de recours, d'autre part, que l'indépendance juridictionnelle des juges est une condition essentielle de la démocratie».