Prise d'otages à Besançon: Le forcené a été neutralisé par un tir de taser

SOCIETE Tous les enfants sont sains et saufs...

C.C. avec Reuters

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J.PACHOUD / AFP

DERNIERE INFORMATION - 13h30: Le preneur d'otage a été neutralisé au pistolet électrique.

Le ministre de l'éducation, Luc Chatel, a annoncé ce lundi la fin de la prise d'otages dans l'école maternelle Charles-Fourier, située dans le quartier de Planoise, à Besançon, où la foule était nombreuse. Peu avant 13h, les six derniers enfants ainsi que leur institutrice qui restaient dans l'établissement ont été libérés et le forcené a été interpellé. Tous sont sains et saufs.

Le preneur d'otages, un jeune homme du quartier qui avait fréquenté le collège voisin, a été appréhendé par le GIPN au moment de la livraison des repas, a précisé Luc Chatel qui a salué «le travail remarquable et coordonné des services de l'Etat». Le ministre de l'Education a ajouté que le forcené n'avait «jamais véritablement menacé les enfants», citant les propos de l'institutrice. Les hommes du GIPN ont profité d'une livraison de repas dans la salle où étaient retranchés le preneur d'otages et les enfants pour intervenir. Le jeune homme a été neutralisé par un tir de taser, a confirmé Laurent Gresset, du syndicat policier Alliance, sur I-Télé.

Au total, une vingtaine d'enfants, de 4 à 6 ans, ont été pris en otage vers 8h30 par le jeune homme de 17 ans armé de deux sabres, mais 14 d'entre-eux ont été libérés au fur et à mesure ou se sont enfuis, a expliqué Jean-Louis Fousseret, le maire de Besançon, sur France Info.

Le preneur d'otages «présenterait des troubles de la personnalité»

Les enfants qui sont sortis, «nous les avons préservés, mis à l'écart dans une autre école (Saint-Exupéry) pour qu'ils soient au chaud et entourés par les instituteurs et des personnes compétentes», a ajouté Jean-Louis Fousseret.

Le preneur d'otages «présenterait des troubles de la personnalité. Des contacts ont été pris avec son médecin», selon Jean-Marc Magda, le directeur de cabinet du maire. D'après le maire, il n'aurait pas pris ses anti-dépresseurs. Ses revendications ne sont en revanche pas connues, mais il a demandé aux policiers une arme afin de se suicider. «Il y a eu un contact permanent entre le preneur d'otages et des opérateurs de la police depuis le début», a souligné le maire de Besançon.

Luc Chatel sur place

Le préfet du Doubs, le Samu, les pompiers ainsi que le GIPN sont intervenus sur place, ainsi que le ministre de l'Education, Luc Chatel, arrivé peu avant midi. Ce dernier est resté aux côtés des parents des enfants. Les familles ont été prises en charge par une cellule d'aide psychologique dans l'école Saint-Exupéry à mesure qu'elles sont arrivées, a ajouté Jean-Pierre Magda. «Les enfants n'ont pas compris ce qu'il se passait», a-t-il encore indiqué sur I-Télé.

Autour de l'établissement, l'émotion a été grande. «Mon petit-fils était dans l’école, mais il a réussi à sortir. Il est quand même un peu choqué. Il a été conduit dans une autre école maternelle de la rue. Il y a beaucoup de monde devant l’école, dont le maire. Les parents sont inquiets», a indiqué à 20minutes.fr Gérard Chabert, l'époux de la concierge de l’école primaire Charles-Fourier.

A l'issue de la prise d'otage, Nicolas Sarkozy s'est félicité dans un communiqué «de l’heureux dénouement» et «adresse ses plus sincères félicitations aux autorités de l’État».