La semaine scolaire remise au goût du jour ?

Delphine bancaud

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Les élèves français seraient fatigués par des journées trop remplies.
Les élèves français seraient fatigués par des journées trop remplies. — CLOSON / ISOPIX / SIPA

La semaine de quatre jours a du plomb dans l'aile. Après avoir été critiquée par l'Institut Montaigne, la Cour des comptes et l'Académie de médecine, elle vient d'être fustigée par un rapport parlementaire, rendu public hier. Celui-ci prône purement et simplement son interdiction. Jugée « aberrante », elle entraînerait des journées trop lourdes pour l'enfant et serait préjudiciable à ses apprentissages. De quoi apporter de l'eau au moulin du ministre de l'Education, Luc Chatel, qui a ouvert en juin les états généraux des rythmes scolaires et rendra publiques à la fin janvier ses pistes de réflexion sur le sujet.

Des vacances d'été plus courtes
Le rapport propose le retour à un rythme de quatre jours et demi d'école par semaine, en réhabilitant une matinée de cours en primaire, le mercredi ou le samedi matin. Autre suggestion : moduler l'emploi du temps des élèves, selon leur âge, car « 24 heures d'enseignement pour la tranche 3-11 ans serait une absurdité ». Cette nouvelle organisation impliquerait aussi de repenser la pédagogie, en proposant davantage d'heures d'études surveillées. Mais le rapport ne s'arrête pas là : il suggère aussi de repenser le calendrier scolaire, en rallongeant les vacances de la Toussaint et en raccourcissant celles d'été de deux ou trois semaines. Prévoyant l'impact que cette décision pourrait avoir sur le tourisme, la mission parlementaire propose de passer aux zonages des congés d'été, avec une partie des écoliers qui seraient en vacances, par exemple, du 1er juillet au 15 août et les autres du 15 juillet au 1er septembre. Des suggestions qui séduisent déjà des associations de parents, à l'instar de la FCPE, mais beaucoup moins les syndicats d'enseignants.