Jugé pour avoir envoyé des mails graveleux à Rachida Dati

JUSTICE Ce Drômois sans profession est défendu par sept avocats...

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REUTERS/Regis Duvignau

Le procès en correctionnelle d'un homme de 39 ans qui avait adressé des mails graveleux à la député européenne Rachida Dati s'est ouvert ce vendredi matin à Valence pour la journée, un de ses avocats soulignant une réponse «disproportionnée» de la justice.

«L'enjeu est de montrer que c'est une procédure complètement disproportionnée et que la qualification ne tient pas. Les mails ont été envoyés à Rachida Dati en qualité de personne privée, je dirais même "people", et pas en qualité d'élue», a déclaré à l'AFP Ivan Flaud peu avant l'audience.

«Sain d'esprit»

Son client, un Drômois sans profession et considéré comme «sain d'esprit» par la justice, comparaît pour «outrage à personne dépositaire de l'autorité publique». Il risque six mois de prison et 7.500 euros d'amende.

Sous contrôle judiciaire, le prévenu est arrivé libre au tribunal, visiblement surpris par le battage médiatique autour de son procès, où 25 médias locaux et nationaux étaient annoncés. Il est défendu par sept avocats, qui demanderont la relaxe.

Il a été interpellé le 20 octobre dernier à son domicile par l'antenne de Valence de la police judiciaire de Lyon et a été placé en garde vue durant 48 heures à l'issue desquelles il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction de rencontrer la plaignante.

Allusion au lapsus

L'ancienne garde des Sceaux, qui ne s'est pas constituée partie civile au procès, n'était pas présente vendredi à l'audience.

Parmi les mails envoyés à cette dernière, «le dernier a dû l'inquiéter un peu plus que les autres parce qu'il évoquait la possibilité d'une rencontre» et faisait allusion au lapsus de la député européenne, qui avait fin septembre sur un plateau télé confondu «inflation» et «fellation», a expliqué le procureur de Valence, Antoine Paganelli.