La chirurgie de la thyroïde entre les mains de Da vinci

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L'appareil permet d'atténuer certains effets indésirables de l'opération.
L'appareil permet d'atténuer certains effets indésirables de l'opération. — DR

Une nouvelle méthode venue de Corée fait actuellement son apparition en France dans le domaine de la chirurgie thyroïdienne, un siècle après l'invention en 1909 par le Pr Kocher, Prix Nobel de médecine, de la technique de chirurgie thyroïdienne traditionnelle. Une présentation du travail réalisé grâce au robot Da Vinci a eu lieu hier à Paris afin de faire connaître les vertus de cette méthode pratiquée non seulement en Corée, mais aussi aux Etats-Unis, au Brésil et dans trois villes françaises.
L'avantage de cette technique est avant tout esthétique. Exit la cicatrice de 8 à 15 cm laissée à la base du cou par la chirurgie classique, mal tolérée par un certain nombre de patients puisque l'appareil permet une incision au niveau de l'aisselle. L'opération robotisée, qui confère au chirurgien davantage de dextérité, permet également d'atténuer d'autres effets indésirables tels que la modification permanente de la voix après l'opération. En outre, cette nouvelle chirurgie diminue les douleurs postopératoires, ainsi que la durée d'hospitalisation du patient. Particulièrement recommandée en cas de tumeurs bénignes et de certains cancers, elle est en revanche contre-indiquée pour les patients obèses. Cette technologie a un prix : 1 000 à 1 500 € en plus du coût de l'opération, à la charge des patients, pour une opération de trois heures au lieu d'une heure et demie.Ingrid Gallou