La police suspecte une mineure

anthony nataf (avec Reuters)

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Le cambriolage a eu lieu dans cet immeuble de Boulogne-Billancourt.
Le cambriolage a eu lieu dans cet immeuble de Boulogne-Billancourt. — HADJ / SIPA

Une jeune fille mineure, connue pour des faits de cambriolage est recherchée pour la mise à sac mercredi du domicile de Ségolène Royal, a indiqué hier la police. La jeune fille a été identifiée grâce à ses empreintes digitales, retrouvées sur la porte-fenêtre forcée de l'appartement de Boulogne Billancourt (92). Plus tôt, le Parti socialiste qui a apporté son « total soutien » avait demandé dans un communiqué que « tous les moyens soient mis en œuvre pour retrouver les auteurs dans les meilleurs délais ».

« Une forme d'intimidation »
Car cette intrusion est la troisième en quatre ans au domicile de la présidente de la région Poitou-Charentes et intervient deux jours après l'annonce de sa candidature aux primaires socialistes. En outre, « aucun objet n'a été dérobé, mais le bureau et deux chambres ont été mis à sac », a souligné l'entourage de Ségolène Royal. Une typologie qui nourrit les soupçons de mobile crapuleux. « Ça ressemble à une forme d'intimidation, a réagi Guillaume Garot, son porte-parole. Cette répétition, cette série pose question ».
Par ailleurs, l'auteur présumé du premier cambriolage en 2006, une jeune femme d'origine serbe de 27 ans, sera jugée le 8 février 2011 en correctionnelle. Arrêtée en Suisse, confondue par ses empreintes génétiques, elle avait indiqué ne pas connaître Ségolène Royal.

la loi des séries ?

Le domicile de Ségolène Royal a déjà été visité le 17 août 2006 juste avant l'annonce de sa candidature à la présidentielle et en juin 2009. « Coïncidence étrange », avait-elle alors jugé.