Médecine générale: Nicolas Sarkozy confirme une réforme en 2011

SANTE En déplacement dans le Calvados...

C. F. avec Reuters

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Nicolas Sarkozy lors d'une table ronde sur la médecine de proximité à Orbec, dans le Calvados, le 1er décembre 2010.
Nicolas Sarkozy lors d'une table ronde sur la médecine de proximité à Orbec, dans le Calvados, le 1er décembre 2010. — AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

«Une crise identitaire.» C’est le diagnostic posé par Nicolas Sarkozy sur la médecine de proximité et les médecins généralistes. Le président de la République a confirmé ce mercredi une réforme du secteur en 2011 pour remédier au «désert médical» constaté dans certaines zones de France.
 
Lors d'une table ronde à Orbec, une petite bourgade normande dans le Calvados, Nicolas Sarkozy a précisé que les «premières décisions seront prises avant la fin de l'année. On n'aura pas tout fait avant la fin de l'année mais je souhaite qu'on ait pris toutes les décisions concernant la médecine de proximité en 2011».
 
Sarkozy attentifs aux médecins libéraux

«Vous n'aurez pas longtemps à attendre avant de voir la détermination réelle du gouvernement en la matière», a-t-il ajouté à l'adresse des médecins libéraux, un des publics qu'il cajole particulièrement, avec les agriculteurs, à 17 mois de l'élection présidentielle de 2012.
 
 Il a précisé que cette réforme serait précédée d'une courte période de concertation et que le ministre du Travail et de la Santé, Xavier Bertrand, devrait s'appuyer sur le rapport que lui a remis la semaine dernière l'ancienne ministre Elisabeth Hubert.
 
Alors que le système de santé français est encore réputé l'un des meilleurs au monde, cette dernière fait état de difficultés «réelles» à accéder à une offre de soins «en un temps court et à des conditions financières acceptables», en milieu rural mais aussi dans certains quartiers urbains.
 
«L’incitation peut marcher»

Une situation contre laquelle Nicolas Sarkozy s'est élevé. «ll n'y a jamais eu autant de médecins en France - 210.000 - et jamais il n'y a eu autant de régions (...) sous-représentées médicalement. On ne peut pas continuer comme ça», a-t-il dit. «Je suis persuadé que la coercition ne marche jamais mais l'incitation peut marcher», a-t-il ajouté.
 
Dans son rapport, Elisabeth Hubert propose notamment d'encourager les regroupements de professionnels au sein de «maisons de santé» et de moduler les honoraires en fonction de l'acte - une proposition que Nicolas Sarkozy s'est dit prêt ce mercredi à expérimenter, sans toutefois remettre en cause la rémunération à l'acte.