Les sans-papiers de plus en plus refoulés des centres d'hébergement

HIVER La pratique se serait généralisée...

Avec Reuters
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Un sans-abri, dans une rue de Strasbourg, où il fait en hiver presque -10 °C la nuit.
Un sans-abri, dans une rue de Strasbourg, où il fait en hiver presque -10 °C la nuit. — G. VARELA / 20 MINUTES

Sans-papiers, donc sans-abri? Des pratiques tendant à interdire l'accès des centres d'hébergement aux  étrangers en situation irrégulière car déboutés de demandes d'asile se  développent en France, selon des documents que publie lundi le journal  Libération.

Un courriel d'une administration préfectorale du Calvados, la  direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), à des  associations déplore de voir de telles populations abritées, et on y lit: «La DDCS avait clairement annoncé que les déboutés ne seraient plus  pris en charge dans les dispositifs d'hébergement.»

La préfecture a assuré au journal que ce courriel, daté du 27 août dernier, n'avait pas eu de conséquence. Le cahier des charges de l'organisme gérant le 115 du Haut-Rhin,  la structure qui répond aux appels d'urgence de demande d'hébergement,  distingue le «public de droit commun» et «les demandeurs d'asile ou  déboutés du droit d'asile».

Des températures proches de 0°

«En cas de saturation des places d'hébergement d'urgence, la  nécessité d'assurer une fluidité au dispositif impose de prioriser le  public de droit commun», lit-on.

Libération publie aussi des échanges de courriels dans l'Yonne, où  la restitution d'un logement est refusée à une famille dont l'expulsion a  été annulée par la justice.

Les températures approchant de 0° un peu partout en France ces  derniers jours, les plans d'urgence ont été déclenchés un peu partout  pour permettre l'hébergement des SDF. Un premier décès a été signalé  samedi à Marseille.