Carla Bruni répond à un appel d'une mère après la mort d'un prisonier italien en France

© 2010 AFP

— 

Carla Bruni-Sarkozy, épouse du président français, répond dans une lettre publiée samedi par le quotidien italien Repubblica à la mère d'un détenu italien mort le 26 août en prison à Grasse (sud de la France), en l'assurant que "la justice française répondra à ses attentes".

"J'ai pleinement confiance dans la justice française qui répondra à vos attentes et à celles des autorités italiennes", déclare Carla Bruni, dans sa réponse à un appel lancé le 17 octobre par Cira Antignano, mère de Daniele Franceschi, qui demandait "justice" pour son fils de 31 ans. "Des contacts sont en cours dans cette direction", ajoute Carla Bruni.

La famille de ce charpentier, père d'un garçon de 9 ans, qui était incarcéré depuis mars en France pour l'utilisation d'une carte bancaire falsifiée dans un casino, n'a cessé de réclamer des éclaircissements sur les circonstances de son décès, dû officiellement à une crise cardiaque.

Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, avait dû intervenir pour que le corps du détenu soit rapatrié pour une seconde autopsie.

Dans la lettre publiée par Repubblica, un quotidien de gauche, Carla Bruni se dit "très émue" du témoignage de Mme Antignano et lui exprime "ses profondes condoléances pour la tragique disparition de Daniele".

Elle y affirme n'avoir pas réussi à la joindre autrement que par ce courrier.

"Croyez-moi je comprends les raisons qui ont motivé (votre) initiative et (vos) sentiments face à l'épreuve terrible que (vous) affrontez", indique encore Carla Bruni, en souhaitant à Mme Antignano "force et courage dans ces moments particulièrement douloureux".

Dans son appel écrit à la Première dame de France, Mme Antignano avait estimé que "seule une mère peut comprendre la douleur d'une mère pour la perte de son enfant".

Rappelant que son fils se plaignait d'être "mal traité" en prison, elle expliquait que le corps avait été ramené en Italie "privé de ses organes (ses yeux et son foie ont été prélevés) qui seront restitués fin décembre" et qu'il était "en état de décomposition avancée", compliquant la deuxième autopsie.

Mme Antignano se déclarait prête à se rendre à l'Elysée faute de réponse de Carla Bruni.

En France, le parquet a décidé début septembre d'ouvrir une information judiciaire sur les causes du décès après une autopsie qui a toutefois exclu des chocs traumatiques.