Crash du Rio-Paris: Nouvelles recherches de l'épave à partir de février

ACCIDENT Alors que les familles des victimes dénoncent toujours l'opacité de l'enquête...

B.D. avec Reuters

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Des débris de l'AF447 récupérés par l'armée brésilienne en 2009
  Des débris de l'AF447 récupérés par l'armée brésilienne en 2009 — H.NEW / REUTERS

Une nouvelle campagne de localisation de l'épave du vol Rio-Paris d'Air France, qui s'était abîmé dans l'Atlantique, au large du Brésil, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2009, faisant 228 disparus, sera lancée en février prochain, a annoncé ce jeudi la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

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«La quatrième phase de recherche en mer devrait commencer en février 2011, conformément aux hypothèses qui avaient été évoquées le 5 octobre 2010 lors du dernier comité d'information des familles», indique la ministre de l'Ecologie dans un communiqué. «Cette campagne de localisation fera appel aux meilleurs équipements disponibles actuellement», a déclaré de son côté Thierry Mariani, secrétaire d'État chargé des Transports.

Opacité de l'enquête

Depuis l'accident du vol AF447, les doutes et les critiques des familles, qui réclamaient avec force de nouvelles recherches, restent entiers. Elles dénoncent notamment l'opacité de l'enquête.

Des débris, dont l'empennage de l'avion, ont été repêchés après l'accident, ainsi qu'une cinquantaine de corps. Mais les trois premières phases de recherches dans l'Atlantique, à l'aide de robots sous-marins, n'ont pas permis de retrouver l'épave de l'Airbus. La troisième phase de recherches s'était achevée fin mai sur un échec et une querelle d'experts entre le BEA et le ministère de la Défense sur la possible localisation des «boîtes noires» dans l'Atlantique.

Indemnisation

L'enquête technique a mis en évidence une défaillance des sondes Pitot de mesure de la vitesse de l'avion - lesquelles ont été changées depuis - mai, en l'absence des boîtes noires, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) estime que la défaillance des sondes Pitot est un élément contributif de l'accident, mais n'est pas la cause principale dans la «chaîne d'événements» ayant conduit à l'accident. Parallèlement à l'enquête technique, une instruction est en cours à Paris.

Une commission d'indemnisation des victimes d'infractions pénales (CIVI) de Toulon a considéré qu'elle pouvait verser une provision d'indemnisation de 20.000 euros à la famille d'une hôtesse de l'air morte dans l'accident. Elle conclu pour ce faire à une faute pénale dans le dossier de l'accident du vol Rio-Paris. Mais l'avocat d'Air France, Me Fernand Garnault, a estimé que cette commission avait outrepassé sa mission en se prononçant sur une éventuelle faute pénale. Certaines familles ont engagé des procédures d'indemnisation à l'étranger et d'autres attendent de voir l'évolution du dossier judiciaire.