Des milliers de retraités manifestent à Paris

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Plusieurs milliers de retraités (5.000, selon les syndicats, 2.000 selon la préfecture de police) ont manifesté, jeudi à Paris, pour une prise en charge solidaire de la dépendance et une augmentation de leurs pensions de retraite, à l'appel de l'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, UNSA, CFGR-FP) des retraités.

Derrière la banderole de tête proclamant «Perte d'autonomie: prise en charge solidaire. Augmentation du pouvoir d'achat», les manifestants, dont certains en fauteuil roulant, ont défilé du métro Sèvres-Babylone à la station Varenne, à proximité de Matignon.

«Bachelot, entends-tu, les retraités sont dans la rue»

«Nous avions demandé, avant le remaniement ministériel, a être reçus par le Premier ministre, François Fillon. Il nous a répondu de contacter Mme (Roselyne) Bachelot», ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, a déclaré à l'AFP François Hun, de l'Union confédérale des retraités CFDT.

«Bachelot, entends-tu, les retraités sont dans la rue», «Retraités, oui, oui, oui! Maltraités, non, non, non!», «Pas de profit sur la dépendance, pas de réforme sans négociation», «Répartition, oui. Capitalisation, non», a-t-on entendu dans le cortège.

Parmi les manifestants se trouvaient des femmes portant le bonnet phrygien ou encore des délégués CFDT de Moselle ayant enfilé des casques de mineur.

Pour une «gestion collective» de la dépendance

«On ne lâchera rien, la lutte continue. Pouvoir d'achat, autonomie» proclamait une banderole de la CGT Ile-de-France. «L'argent existe pour l'augmentation des pensions, la hausse du pouvoir d'achat, vivre et se soigner», affirmait une autre banderole cégétiste. Un retraité portait un long dazibao plus humoristique dénonçant la «surdité du gouvernement».

L'intersyndicale des retraités souhaite une «gestion collective» du «5e risque» (la dépendance ou perte d'autonomie) par la Sécurité sociale, financée dans le cadre de la «solidarité nationale». Elle s'oppose aux restrictions dans la prise en charge, les transferts de ce risque vers les assurances privées et les recours aux successions «qui frappent injustement les personnes dépendantes et leurs familles».