Les anti-pub barbouillent des écrans publicitaires animés dans le métro

© 2010 AFP

— 

Des militants anti-pub ont barbouillé mercredi soir plusieurs écrans publicitaires animés installés dans le métro parisien pour dénoncer leurs "dangers", une "action massive" selon eux, ont-ils annoncé jeudi.

Jeudi à la mi-journée, Métrobus, la régie publicitaire de la RATP, indiquait seulement qu'"un recensement" des panneaux tagués était "en cours". "On constate, on déplore et on procède à une remise en état", se bornait-on à déclarer.

Selon un communiqué du collectif danger-ecranpub, "un tiers des panneaux Numériflash actuellement en fonctionnement dans les couloirs du métro ont été atteints, soit au total 118 panneaux dans 16 stations", notamment à Châtelet, dans toutes les gares SNCF, à Nation, République ou Place d'Italie.

L'objectif était d'"alerter les usagers des dangers démocratique, environnemental et social" que représentent ces écrans, équipés de capteurs faciaux qui comptabilisent le nombre de personnes passant devant et leur temps d'exposition.

Dans la station Grands Boulevards (IIe arrondissement), trois panneaux sur cinq étaient tagués jeudi à la mi-journée, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les caméras insérées dans le haut des écrans, quasiment invisibles, étaient entourées d'un trait de marqueur rose, avec notamment cette inscription: "La règle Métrobus, vous étudier à votre insu!"

"Ras-la-pub!", du nom d'un collectif éponyme, "Halte aux pubs-espions!" pouvait-on aussi lire.

Certains tags appelaient les usagers du métro à "prendre un marteau" ou "un brise-vitre" pour "se sauver" de ces écrans.

Ces écrans sont très critiqués par les militants anti-pub et certains élus qui, dès les premières implantations fin 2008, ont réclamé leur retrait. Certaines associations estiment qu'ils constituent une "violation de la législation sur la vidéosurveillance".