« certains sont passés à l'arme de guerre »

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Le député PS Bruno Le Roux a participé à la mission d'information sur les armes à feu qui doit aboutir à une nouvelle réglementation avant la fin de l'année.

Y a-t-il une évolution du trafic d'armes illégales en France depuis dix ans ?
Oui. Il y a dix ans, j'ai écrit un livre sur la sécurité où je prédisais que l'on braquerait bientôt une boulangerie avec une kalachnikov. En quelques années, certains délinquants sont passés du poing américain à l'arme de guerre. Ce qui permet cela, c'est l'accessibilité. Ils savent très bien à qui demander pour s'en procurer une. Il y a un petit marché noir des armes qui ressemble à celui du trafic de drogue. Les armes de guerre ne sont plus réservées au grand banditisme.
Quelles sont les solutions

pour lutter contre ce phénomène ?
Il faut aller encore plus loin dans la co­opération européenne. L'autre enjeu est de redonner des moyens à un vrai service spécialisé. Comme on le fait avec le trafic de drogue. L'Office central pour la répression du trafic des armes, explosifs et matières sensibles a été trop délaissé ces dernières années.