« Des femmes pleuraient, tandis que le personnel rigolait »

I. G.

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Boris fait partie des déçus du low-cost.
Boris fait partie des déçus du low-cost. — DR

C'est au moment où la porte de l'avion allait s'ouvrir qu'Antony et sa femme enceinte ont appris l'annulation de leur vol Milan-Paris, début novembre. Après avoir erré dans l'aéroport en compagnie de 150 passagers, le couple est contraint d'attendre quatre heures. « La situation était particulièrement stressante, parqués comme du bétail. Des femmes pleuraient, tandis que le personnel un peu méprisant, rigolait », se souvient Antony. Le couple est finalement pris en charge dans un hôtel de la ville, avant de repartir aux aurores.

Un simple SMS
Le vol de Jacques et sa femme aurait dû partir un samedi soir d'Helsinki. Devant la proposition d'EasyJet de ne décoller que le lundi matin, le couple n'a d'autre choix que d'acheter deux billets auprès d'une autre compagnie. Coût de la facture : 800 €. Après deux demandes de remboursement, EasyJet ne propose de rembourser que la moitié des billets. Un mois après avoir envoyé un recommandé à la compagnie, Jacques attend toujours une réponse.
De retour d'Ibiza en juillet, Boris et Laura ont constaté à leur arrivée à l'aéroport que leur vol était reporté. Un simple SMS, qu'ils n'avaient pas réceptionné, les informait du report de 24 heures de leur avion pour Bilbao. Le jeune couple, contraint de passer une nuit de plus à l'hôtel, angoisse et tente d'expliquer la situation en espagnol. Un hôtel leur est finalement indiqué. A eux de s'y rendre par leurs propres moyens. Mais surprise, il leur aura fallu faire l'impasse sur le dîner, non prévu.