Attentat de Karachi: les propos de Sarkozy «sonnent comme un aveu»

AFFAIRE La fille d'une des victimes de l'attentat revient sur son combat pour comprendre les raisons de la mort de son père...

C.L.

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Julie Leclerc (à g.) et Magali Drouet, porte-parole des familles des victimes.
Julie Leclerc (à g.) et Magali Drouet, porte-parole des familles des victimes. — S. POUZET / 20 MINUTES

Elle accuse. Magali Drouet a perdu son père en 2002. Chef d’équipe de la DCN (Direction des constructions navales) à Karachi, il a été tué le 8 mai 2002 lors de l’attentat visant les intérêts français au Pakistan. Dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France, elle réagit aux déclarations de Nicolas Sarkozy, samedi à Lisbonne. Après des mois de mépris pour l’affaire de l’attentat de Karachi, le président de la République est en effet sorti de sa réserve pour répondre à Dominique de Villepin qui a accrédité, vendredi, le versement de commissions.

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Les déclarations de Nicolas Sarkozy «sonnent comme un aveu», lance d’office Magali Drouet. «Il reconnaît qu’il existe des documents intéressants l’instruction qui n’ont pas encore été transmis.» Et d’ajouter: «On sent comme une panique au plus haut niveau de l’Etat. [...] Il n’aurait jamais dû y avoir arrêt du versement des commissions alors que les employés de la DCN travaillaient toujours sur place au Pakistan».