Dénigrement de la hiérarchie sur Facebook: le licenciement jugé fondé

JUSTICE Le conseil des prud'hommes s'est prononcé ce vendredi matin...

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Le licenciement de salariés pour avoir dénigré leur hiérarchie sur Facebook a été jugé "fondé" vendredi par le conseil des prud'hommes de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a-t-on appris auprès des avocats des différentes parties.
Le licenciement de salariés pour avoir dénigré leur hiérarchie sur Facebook a été jugé "fondé" vendredi par le conseil des prud'hommes de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a-t-on appris auprès des avocats des différentes parties. — Nicholas Kamm AFP/Archives

Le licenciement a été jugé «fondé». Trois salariés de la société Alten, une entreprise d'ingénierie de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, passaient  ce vendredi matin devant le conseil des prud'hommes pour dénigrement de leur hiérarchie sur Facebook. Il leur était reproché d'avoir échangé des propos critiques à l'égard de leur hiérarchie et d'un responsable des ressources humaines de l'entreprise sur le réseau social. L'un d'eux avait renoncé à des poursuites devant le conseil des prud'hommes, préférant une transaction à l'amiable.

«La page mentionnant les propos incriminés constitue un moyen de preuve licite du caractère bien-fondé du licenciement», a estimé le conseil des prud'hommes. Les faits reprochés aux salariés remontent à décembre 2008. Lors d'échanges sur Facebook, l'un des salariés, s'estimant mal considéré par sa direction, avait ironisé sur sa page personnelle, en disant faire partie d'un «club des néfastes». Deux autres employées avaient répondu: «Bienvenue au club».

La direction d'Alten, prévenu par un autre salarié qui avait accès aux échanges sur le réseau social en tant qu'«ami», avait alors décidé de licencier les trois salariés pour «faute grave», considérant leurs propos comme un «dénigrement de l'entreprise» et une «incitation à la rébellion». La société avait fait valoir qu'elle n'avait pas«violé la vie privée de ses salariés», les propos ayant été échangés «sur un site social ouvert». En revanche, les salariés ont plaidé que l'échange entre les salariés avait un caractère strictement «privé».