Bordeaux-Paris avec une brouette pour une affaire d'héritage

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Un retraité de 59 ans, s'estimant injustement privé de l'héritage de la propriété viticole de son père en Gironde, s'est lancé lundi dans un Bordeaux-Paris avec une brouette pour dénoncer les "droits bafoués des enfants du divorce" et "le dysfonctionnement de la justice civile".
Un retraité de 59 ans, s'estimant injustement privé de l'héritage de la propriété viticole de son père en Gironde, s'est lancé lundi dans un Bordeaux-Paris avec une brouette pour dénoncer les "droits bafoués des enfants du divorce" et "le dysfonctionnement de la justice civile". — Jean Pierre Muller AFP

Un retraité de 59 ans, s'estimant injustement privé de l'héritage de la propriété viticole de son père en Gironde, s'est lancé lundi dans un Bordeaux-Paris avec une brouette pour dénoncer les «droits bafoués des enfants du divorce» et «le dysfonctionnement de la justice civile».

«Je vais marcher une trentaine de kilomètres par jour pour attirer l'attention des parlementaires sur les droits bafoués des enfants de couples divorcés et essayer faire changer la loi sur les successions», a indiqué à l'AFP Jean-Louis Guimberteau lors des premiers tours de roue de sa brouette devant le palais de justice de Bordeaux.

Ce retraité d'EDF, dont les parents avaient divorcé alors qu'il n'avait pas 5 ans, estime avoir été spolié de l'héritage de son père, une bâtisse en pierre et 4,3 hectares de vignes en appellation Lussac-Saint-Emilion (valeur selon expertise 272.000 EUR).

Dénoncer «la médiocrité de la justice»

La justice civile l'a définitivement débouté (cour d'appel de Bordeaux en 2009 et cour de Cassation en 2007) de ses prétentions sur cet héritage, et c'est aujourd'hui la fille de la dernière compagne de son père qui est à la tête de la propriété viticole. Pour dénoncer «la médiocrité de la justice», le retraité a collé une photo d'un tas de cailloux sur sa brouette, sur lesquels sont inscrits les mots «Outreau, Boulin, suicide, Bettencourt»... symboles, selon lui, de «fiascos judiciaires».

Lors des 34 étapes de ce Bordeaux-Paris avec brouette qui doivent le mener le 18 décembre devant l'Assemblée nationale, Jean-Louis Guimberteau envisage de visiter les permanences locales des parlementaires. Une pétition est en ligne («Pétition droits bafoués des enfants victimes du divorce de tout âge») sur un site dédié à son combat (www.lodd.fr). Le retraité, qui vit en région parisienne, avait déjà mené, en 2008 et 2009, deux grèves de la faim à Lussac-Saint-Emilion pour «essayer de faire bouger les choses».