Plusieurs voix s'élèvent contre la disparition du ministère de la Famille

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La Défenseure des enfants Dominique Versini a regretté lundi l'absence dans le nouveau gouvernement Fillon d'un ministère dédié à la famille, qui est "un sujet fondamental dont on ne peut pas se passer".
La Défenseure des enfants Dominique Versini a regretté lundi l'absence dans le nouveau gouvernement Fillon d'un ministère dédié à la famille, qui est "un sujet fondamental dont on ne peut pas se passer". — Patrick Kovarik AFP

De la Défenseure des enfants à l'Union nationale des associations familiales (Unaf), plusieurs voix ont déploré lundi l'absence d'un ministère ou secrétariat d'Etat à la Famille dans le nouveau gouvernement Fillon.

La Défenseure des enfants, Dominique Versini, a regretté lundi cette absence, la famille étant "un sujet fondamental dont on ne peut pas se passer". Dans le nouveau gouvernement, "il n'y pas de ministère de la Famille qui soit clairement identifié" alors qu'"il y a quand même 17 millions de familles en France", a-t-elle relevé auprès de l'AFP.

Pour sa part, l'Unaf a souligné dans un communiqué que "les chantiers engagés par le gouvernement dans de nombreux domaines ont des conséquences sur la vie quotidienne des familles". Elle juge qu'"il est important qu'un ministre ait une compétence transversale dans le champ familial".

L'Unaf a aussi plaidé pour que le Premier ministre réunisse "le Haut Conseil de la Famille, qu'il doit présider chaque année à Matignon, afin d'apporter des garanties sur la conduite d'une politique familiale dynamique et ainsi rassurer les familles".

Sur la même longueur d'onde, le mouvement Familles Rurales a demandé dans un communiqué "à ce qu'un membre du gouvernement soit explicitement en charge de la famille".

Selon lui, "de nombreux chantiers sont en effet à approfondir dans ce domaine: le perfectionnement du système des prestations familiales et du congé parental, l'amélioration de la conciliation du temps de travail et de la vie familiale, le développement d'une politique d'action familiale de proximité avec les structures d'accueil de la petite enfance, des enfants et des jeunes".

Très remontée aussi, l'Union des familles en Europe (UFE) a estimé que "la disparition du ministère de la Famille" mettait fin à "l'hypocrisie consistant à faire croire" que l'on défendait "les intérêts des familles".

"Au moins, on ne fera plus semblant", a-t-elle affirmé dans un communiqué, en dénonçant le bilan de Nadine Morano, en charge de la Famille jusqu'à dimanche, lui reprochant en particulier d'être favorable à l'adoption par des couples homosexuels et aux mères porteuses.