L'ancien n°1 de l'ETA en procès à Paris

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L'ex-numéro un de l'appareil politique de l'ETA et d'autres membres de l'état-major de l'organisation basque armée comparaissent lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris, six ans après leur arrestation en France qualifiée d'"historique" par l'Espagne.
L'ex-numéro un de l'appareil politique de l'ETA et d'autres membres de l'état-major de l'organisation basque armée comparaissent lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris, six ans après leur arrestation en France qualifiée d'"historique" par l'Espagne. — Daniel Velez AFP/Archives

L'ex-numéro un de l'appareil politique de l'ETA et d'autres membres de l'état-major de l'organisation basque armée comparaissent lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris, six ans après leur arrestation en France qualifiée d' «historique» par l'Espagne.

Mikel Albizu Iriarte, alias «Antza», avait été appréhendé en octobre 2004 au cours d'un vaste coup de filet dans les Pyrénées-Atlantiques (sud-ouest), au Pays Basque français, qui avait aussi permis la découverte d'importantes caches d'armes.

ETA «décapitée»

A l'époque, le gouvernement espagnol avait parlé d'une opération «historique  et Paris s'était félicité d'une «belle bataille gagnée dans une guerre contre le terrorisme», après l'arrestation d' «Antza», de sa compagne Soledad Iparragirre Genetxea, alias «Anboto», et d'une quinzaine de complices à Salies de Béarn.

A la suite de cette opération, des enquêteurs des services français de l'antiterrorisme avaient jugé l'ETA «décapitée».

Six ans plus tard, le 5 septembre dernier, l'organisation indépendantiste basque avait annoncé dans des termes flous un cessez-le-feu accueilli dans un scepticisme général en Espagne, Madrid exigeant le dépôt définitif des armes.

Considérée comme terroriste par l’UE et les USA

L'ETA n'a pas commis d'attentat depuis un an et elle est affaiblie par de nombreuses arrestations. L'ETA est soumise à la pression de sa vitrine politique Batasuna (interdite depuis 2003) qui l'exhorte à arrêter la violence pour pouvoir participer aux élections municipales basques de 2011.

L'organisation armée, considérée comme terroriste par l'Union européenne et les Etats-Unis, est tenue pour responsable de la mort de 829 personnes en 50 ans de violences.

Le procès d' «Antza» et de ses complices doit durer jusqu'au 17 décembre.