Les ministres suspendus aux lèvres de Sarkozy

— 

Valérie Pécresse vendredi. Eric Woerth samedi. Eric Besson dimanche... Les ministres ont, presque tous, eu droit à leur entretien individuel. Ce week-end, ils se sont succédé à l'Elysée pour discuter du remaniement avec Nicolas Sarkozy.
Pour l'essentiel, le président de la République s'est bien gardé de faire des promesses. Il veut que toutes « les options restent ouvertes jusqu'au dernier moment pour pouvoir adapter son schéma », confie un proche de l'Elysée. « Il est vraiment temps que cela s'arrête, s'emporte le député de Paris, Bernard Debré. C'est une foire ! Des ministres font leurs cartons. Puis, les défont. Pendant ce temps-là, on travaille peu et on se pose beaucoup trop de questions. » Dans les couloirs des ministères, le remaniement occupe en effet l'essentiel des débats. « On n'a aucune certitude, révèle un conseiller. Mais on n'a pas d'inquiétude non plus... »
Pourtant, le gouvernement devrait être resserré. Pour réduire le nombre de ministères, le chef de l'Etat serait tenté de fusionner des dossiers. Dans son schéma, l'Immigration pourrait ainsi rejoindre le giron d'un ministère de l'Intérieur géré par Claude Guéant. Dans un échange poste pour poste, Brice Hortefeux serait alors nommé secrétaire général de l'Elysée. Quant à Eric Besson, qui aspire à « retourner aux dossiers économiques », il pourrait suppléer François Baroin, en passe de prendre du galon à Bercy.
Sa prédécesseur, Christine Lagarde, est annoncée aux Affaires étrangères. Reste à trancher le cas de Xavier Bertrand, qui va hériter d'un portefeuille le jour où il cèdera son fauteuil de patron de l'UMP à Jean-François Copé. « Tous les matins, on l'annonce dans un nouveau ministère..., lâche, amer, un employé du parti. On ne sait toujours pas où on va se retrouver, ni même si on va garder son boulot... »V. V.