La droite toujours divisée par l'héritage du gaullisme quarante ans après

ANNIVERSAIRE La majorité effectue un pèlerinage sur la tombe du général...

Gilles Wallon
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Selon un sondage, 67 % des Français peinent à définir le gaullisme.
Selon un sondage, 67 % des Français peinent à définir le gaullisme. — DALMAS / SIPA

Quarante ans jour pour jour après le décès du général de Gaulle, Nicolas Sarkozy, François Fillon et des parlementaires UMP se rendent ce mardi à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne), sur la tombe du fondateur de la Ve République.

«Il ne faut pas chercher d'ambassadeur du gaullisme»

En ce jour de souvenir national, la droite renoue donc avec son pèlerinage traditionnel, abandonné en 1999. Derrière l'unité du jour, elle reste pourtant divisée sur l'héritage politique du Général. Sa doctrine, qui mêle indépendance de la France, pragmatisme social et économique, et rôle important de l'exécutif, est souvent citée au sein du parti présidentiel. Mais aucune figure «gaullienne» ne s'y détache vraiment.

Et surtout pas celle de Nicolas Sarkozy. Lui ne s'est jamais défini comme un gaulliste pur et dur. Il l'est pourtant «dans ses valeurs internationales, ses mesures anticrise, dans son refus du fatalisme», selon la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie.

L'affirmation en hérisse plus d'un. Pour une partie des élus, le Président ne peut plus se dire gaulliste, depuis qu'il a réintégré la France dans l'Otan, que le Général avait quittée en 1966. «Il ne faut pas chercher d'ambassadeur du gaullisme », estime Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale. Selon un sondage Le Parisien/TNS Sofres publié hier, 67% des Français peinent d'ailleurs à définir la notion.