Mgr André Vingt-Trois réélu président de la Conférence des évêques de France

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Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a été réélu président de la Conférence des évêques de France (CEF) pour un nouveau mandat de trois ans, a annoncé la CEF vendredi.
Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a été réélu président de la Conférence des évêques de France (CEF) pour un nouveau mandat de trois ans, a annoncé la CEF vendredi. — Lionel Bonaventure AFP/Archives

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a été réélu président de la Conférence des évêques de France (CEF) pour un nouveau mandat de trois ans, a annoncé l’organisation vendredi.

Ses deux vice-présidents, Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, et Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, ont également été réélus pour trois ans. Les évêques ont voté le renouvellement de leurs mandats au cours de leur assemblée plénière, qui se tient actuellement à Lourdes.

Le mandat des président et vice-présidents de la CEF est renouvelable une fois. Ils avaient été élus tous les trois au cours de l'assemblée plénière 2007 de la CEF et entament donc leur dernier mandat à ces postes.

Pour être élu, il faut réunir sur son nom les deux tiers des voix de l'assemblée. Chaque évêque vote à bulletin secret pour qui il veut. Le vote a eu lieu jeudi soir et son résultat annoncé vendredi matin en séance plénière, a dit le porte-parole de la CEF, Mgr Bernard Podvin. «Dans la circonstance, ajoute-t-il, la réélection des président et vice-présidents ne constitue pas une surprise, puisqu'ils étaient reconductibles». Traditionnellement, rappelle-t-il, on ne précise pas le nombre exact des voix obtenues par chacun des réélus.

Le cardinal Vingt-Trois, 67 ans, est archevêque de Paris depuis le 11 février 2005. Il avait succédé à cette charge au cardinal Jean-Marie Lustiger. Il a été fait cardinal le 17 octobre 2007. Mgr Hippolyte Simon est âgé de 66 ans et Mgr Laurent Ulrich de 59 ans.

Le cardinal Vingt-Trois n'a fait aucune déclaration en séance plénière à propos de sa réélection, ont indiqué des participants à l'assemblée.

Toutefois, il avait dit dans son discours d'ouverture jeudi matin comment il considérait le rôle de l'église catholique en France, marquant une nette implication dans la vie publique en évoquant la "crise résultant des blocages de notre société dans les modalités du dialogue social". «Notre Eglise», avait-il insisté, «est présente et active dans tous les domaines de la vie sociale et politique».

Depuis le début de son mandat, il a souvent commenté au nom de l'Eglise des événements ou débats marquant la vie civile comme le travail du dimanche, la bioéthique, la précarité et surtout l'été dernier la politique de l'immigration.