Brice Hortefeux: «La DCRI, ce n'est pas la Stasi ou le KGB»

POLEMIQUE La défense de la maison du renseignement après les accusations du «Canard» s'organise...

M.P. avec Reuters

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Le siège de la DCRI, le 15 novembre 2008, à Levallois-Perret.
Le siège de la DCRI, le 15 novembre 2008, à Levallois-Perret. — L. BONAVENTURE/ AFP

Brice Hortefeux est monté au créneau ce jeudi matin, pour défendre l'administration dont il a la tutelle: la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). «La DCRI, ce n'est pas la Stasi ou le KGB (…) L'objectif de la DCRI, ce n'est pas de suivre des journalistes, c'est d'interpeller des terroristes», a affirmé le ministre de l'Intérieur sur France 2, démentant ainsi les accusations du Canard Enchaîné, selon lequel  Nicolas Sarkozy l’avait chargé de surveiller les journalistes gênant. «Il n'y a pas de police politique dans notre pays»,a-t-il encore affirmé.

Des dénégations qui complètent celles de Bernard Squarcini, le patron de la DCRI qui, à défaut de s’expliquer devant l’Assemblée, comme le réclame le Parti socialiste, le fait dans la presse. Dans un entretien à Libération, il réfute les accusations du Canard Enchaîné. «Je n'ai pas de cabinet noir», déclare-t-il.

Pas de section presse

«Je n'ai pas non plus de section presse comme avant aux RG. Tous les anciens sont en retraite. Tous les fichiers RG ont été broyés», assure ce proche du chef de l’Etat. En matière de veille médiatique, il explique bénéficier uniquement d'une revue de presse régionale, nationale et internationale sur les questions de terrorisme, alors que l’hebdomadaire satirique avançait qu’un groupe spécialisé avait été constitué avec d'anciens policiers des Renseignements généraux, aujourd'hui fondu dans la DCRI. 

Et le haut fonctionnaire de mettre les choses au clair: «Je ne reçois par d'ordre de (Nicolas) Sarko(zy) mais d'un patron: le directeur de la police nationale». «Je n'ai pas volé d'ordinateurs, je ne m'intéresse pas aux journalistes mais aux sources lorsqu'elles sont haut placés dan les cabinets ministériels», ajoute le directeur de la DCRI, alors que  trois journalistes suivant l’affaire Bettencourt ont été victimes de cambriolages.