Bernard Thibault dénonce les policiers «camouflés» dans les manifestations

SOCIAL Il tacle aussi les «manipulateurs» qui «poussent au crime»...

M.P. avec AFP

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François Chérèque et Bernard Thibault (5e et 6e en partant de la gauche), lors de la manifestation, mardi, à Paris.
François Chérèque et Bernard Thibault (5e et 6e en partant de la gauche), lors de la manifestation, mardi, à Paris. — ALFRED / SIPA

Après Jean-Luc Mélenchon, c’est au tour de Bernard Thibault de dénoncer le comportement des fonctionnaires de police dans les cortèges de manifestants. Dans Libération mercredi, le secrétaire général de la CGT critique «la présence de policiers en exercice camouflés sous des badges syndicaux» et l'action de «manipulateurs» qui «poussent au crime» dans les manifestations contre la réforme des retraites.

Présomption de faiblesse

Cette présence, «à Lyon et à Paris, ne fait aucun doute», assure le leader syndical, selon lequel «on a vu des policiers avec des badges CGT repérés par les nôtres, qui se réfugient dans un hall d'immeuble, et finissent par se faire exfiltrer par des CRS». Dans ces deux villes et notamment à Lyon, les casseurs ont beaucoup fait parler d’eux.

«Des manipulateurs s'infiltrent et poussent au crime dans des piquets de grèves, des manifestations, des occupations de ronds-points, violentent les situations en fin de manifs pour avoir des images chocs pour la télé et créer un climat de tension», a-t-il ajouté. «Quand on en vient à ce genre de procédés, c'est que l'on ne (se) sent pas très fort de l'autre côté», a-t-insisté.

Les propos de Bernard Thibault rejoignent les accusations du président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon avait dénoncé dimanche la «présence dans les cortèges de personnes infiltrées qui jettent des pierres, brisent des vitrines et ensuite sortent des brassards de police». Des propos qui avaient irrité Brice Hortefeux, qui les avait qualifiés mardi d’«inadmissibles», tout en décidant de ne pas porter plainte.