Une jeune sur deux se dit victime de difficultés d'ordre psychologique

SANTE Mais seuls 11% d'entre eux ont consulté un spécialiste...

AFP

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F.DURAND / SIPA

Un jeune sur deux en formation (lycéen, étudiant, apprenti) déclare des difficultés d'ordre psychologique, mais peu ont recours à un professionnel de santé, selon une enquête OpinionWay pour la Fondation Pierre Deniker (recherche et prévention en santé mentale).

La Fondation Pierre Deniker, présidée par le Pr Jean-Pierre Olié (Hôpital Sainte-Anne, Paris), a lancé cette semaine le programme «Bien dans ses études, bien dans sa vie!», pour tenter d'améliorer l'accès des jeunes en souffrance psychologique à une prise en charge adaptée.

60% n'ont vu aucun professionnel de santé

L'enquête OpinionWay montre que pour 9% des jeunes interrogés, les difficultés exprimées peuvent évoquer un diagnostic psychopathologique et en particulier, pour 7% d'entre eux, des signes d'allure dépressive. Or parmi ces 9%, 60% n'ont eu recours à aucun professionnel de santé. Seulement 11% ont consulté un psychiatre ou un psychologue.

L'enquête a été réalisée en juin sur un échantillon représentatif de 1.217 jeunes âgés de 18 à 25 ans (585 lycéens et étudiants, 551 jeunes en apprentissage ou ayant un travail, 81 en recherche d'emploi).