Forte mobilisation des jeunes contre la réforme des retraites, entachée de débordements

SOCIAL Lyon et Nanterre, principalement, ont été le théâtre de violences...

O.R. avec AFP

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Une voiture brûle lors d'affrontements entre des jeunes et les forces de l'ordre à Nanterre, le 18 octobre 2010.
Une voiture brûle lors d'affrontements entre des jeunes et les forces de l'ordre à Nanterre, le 18 octobre 2010. — T. SAMSON / AFP

Les jeunes sont bien présents. La journée de mardi a été marquée par une mobilisation inédite de lycéens et étudiants contre la réforme des retraites, avec un record d’établissements et d'universités perturbés. L'Unef se félicite ainsi de la «réussite exceptionnelle» de la journée avec, selon elle, 190.000 lycéens et étudiants dans la rue mardi, 180.000, selon l'organisation lycéenne UNL, pour un total de 1,1 (police) à 3,5 millions (syndicats) de manifestants.

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Jusqu'alors en retrait, les étudiants ont également franchi un palier avec «29 universités mobilisées» sur les 83 du pays, selon l'Unef. Selon les sources, entre six et dix ont été bloquées. Trois autres (Lyon-2, Rennes-2 et Toulouse-Le Mirail) ont été administrativement fermées pour des raisons de sécurité.

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Point noir de la journée: d’importantes violences, orchestrées par des casseurs, en particulier à Lyon, où plus de 70 personnes ont été interpellées. Dans le centre de Lyon, les violences ont été impressionnantes, avec des pillages de magasins, des dégradations de mobilier urbain ou la destruction de véhicules. La police a joué toute la journée au chat et à la souris avec des groupes mobiles de casseurs.

Situation «très tendue» en banlieue parisienne

Des affrontements avec les forces de l'ordre et des actes de vandalisme ont également eu lieu, comme la veille, à Nanterre, mais aussi ailleurs en banlieue parisienne. Dans l'Essonne, une station Total a été mise à sac par 200 jeunes. En Seine-Saint-Denis, le syndicat enseignant Snes a qualifié la situation de «très tendue».

Devant un groupe scolaire parisien, une jeune fille de 15 ans a été hospitalisée pour des «contusions multiples» consécutives à une bousculade après l'explosion d'un scooter.

1.158 casseurs en une semaine

Selon un chiffre annoncé à la mi-journée, 1.158 casseurs ont été interpellés depuis une semaine. La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a promis la «fermeté» face aux casseurs qui s'infiltrent dans les manifestations lycéennes.

L'Unef, tout comme les deux principales organisations lycéennes, la Fidl et l'UNL, ont annoncé une nouvelle journée d'action jeudi. Dès mercredi, l'UNL et l'Unef ont appelé à un rassemblement à 11h devant le Sénat, qui examine la réforme des retraites.