L'éducation a son Appel de Bobigny

MOBILISATION 20 associations et syndicats du monde éducatif veulent en faire «la priorité des politiques publiques»...

C. F. avec AFP

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Des enfants dans une école maternelle parisienne
Des enfants dans une école maternelle parisienne — AFP

Alors que les lycéens sont dans la rue contre la réforme des retraites, 20 associations et syndicats du monde éducatif ont lancé leur Appel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) ce mardi. Objectif: faire de l'éducation «la priorité des politiques publiques».

«Un service public de la petite enfance»

Le texte a été rédigé après des Assises nationale de l’éducation tenues à Bobigny en juin. Outre les 20 organisations qui en sont à l'origine, il a été signé par 30 autres dont les confédérations CGT et CFDT.

«Nous appelons à la mobilisation de tous autour de l'éducation et de la formation, dès la petite enfance et tout au long de la vie», écrivent les auteurs de l’appel, qui prône un «droit à l'éducation pour chacun», c'est-à-dire, pour l'Etat, «une obligation de moyens et de résultats de la maternelle à l'université».

Parmi leurs propositions, figure le développement «sur l'ensemble du territoire d’un service public de la petite enfance»: «L'école maternelle doit être confortée dans ses missions et sa spécificité, dès deux ans pour les enfants dont les parents le souhaitent» et «la petite enfance doit être exclue du champ de la concurrence et de la mise en oeuvre de la directive européenne “services”».

«Refuser la semaine actuelle de 4 jours»

Concernant les rythmes scolaires, qui fait l'objet d'une consultation nationale actuellement, l'Appel défend un «cadre national» qui «prenne en compte les préconisations de l'Académie de médecine à propos de l'école primaire», notamment «alléger la journée», «adapter le travail scolaire aux temps favorables aux apprentissages», «refuser la semaine actuelle de 4 jours».

Quant aux enseignants, il faut, selon eux, «garantir une véritable formation initiale et continue à la hauteur des enjeux. Ce n'est pas le cas de la réforme actuelle qu'il faudra remettre à plat».